Infos du 26 mars au 3 avril 2022 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière les défunts de la semaine : Serge Foucault, 90 ans, au Gué-de-la-Chaîne, Georges Janier, 75 ans, à Dame-Marie.

4e dimanche de Carême

Samedi 26 mars 2022
18 h 30 messe à Sérigny

Dimanche 27 mars 2022
10 h 30 messe à Bellême

Nous portons dans notre prière : Colette Souvray, la famille Daspres.

Lundi 28 et mardi 29 mars 2022
formation des prêtres de Normandie à Montligeon

Mardi 29 mars 2022
10 h Bellême, inhumation de M. Serge Foucault
16 h 45 catéchèse des enfants du primaire
17 h 30 à la salle des associations à Berd’huis, répétition des chants pour le Jeudi saint

Mercredi 30 mars 2022
10 h 30 à Dame-Marie, inhumation M. Georges Janier
11 h 45 messe à l’oratoire du presbytère
13 h 45 à Berd’huis réunion du comité de rédaction de Paroles de vie
15 h au presbytère, réunion de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul

Jeudi 31 mars 2022
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Vendredi 1er avril 2022
18 h messe à Notre-Dame de Bray (Igé) présidée par Mgr Bruno Feillet

Samedi 2 avril 2022
de 9 h 30 à 12 h 30 rassemblement des enfants qui suivent la catéchèse dans notre Pôle missionnaire du Perche sud à Nocé

5e dimanche de Carême

Samedi 2 avril 2022
18 h (attention ! horaire avancé) messe au Gué-de-la-Chaîne, suivie à 19 h de l’inauguration de la plaque à la mémoire de l’abbé Bernard Maillard

Dimanche 3 avril 2022
10 h 30 messe à Bellême

Nous portons dans notre prière : l’abbé Maillard, Odette Fortin, Albert Bidault, les familles Chable-Loisnard, Thérèse et Philippe Bouvier.

Calcul, reproche et démesure

Magnifique parabole du Père et des deux fils. L’un est dans le calcul, l’autre est dans le reproche, le père, lui, est dans la démesure, la démesure de l’amour paternel.

Jésus adresse cette parabole à ceux qui se croient justes. Saint Luc l’annonce : « Les publicains, représentés par le fils aîné, et les pécheurs, représentés par le fils cadet, venaient tous écouter Jésus ; les pharisiens récriminaient contre lui : cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux. » Jésus, alors, leur raconte une histoire. Il s’agit d’une famille patriarcale où les femmes sont absentes.

Mais tous et toutes ne pouvons-nous pas nous retrouver dans l’un ou l’autre personnage décrit dans la parabole ?

À moins que les caractéristiques des trois — calcul, reproche, démesure — s’entremêlent en nous selon les circonstances de la vie.

Un père et deux fils - Un héritage attendu - Une vie familiale tourmentée

Le jeune est pressé de trouver son indépendance. Avant l’heure, il réclame sa part d’héritage qu’il va très vite dilapider. Il est l’homme du calcul : il pense qu’en distribuant sa fortune à ses fréquentations, il va se faire des amis. Mais il va connaître la déception car l’amitié ne s’achète pas. Nous savons bien que les profiteurs sont toujours aux aguets et quand le profit n’est plus là, ils tournent les talons.

Seul, en guenille, la faim au ventre, le cadet calcule encore : je vais revenir chez mon père ; là au moins j’aurai le gîte et le couvert. Mais son attitude n’est plus arrogante.

Avec bonheur, il a tiré la leçon : « Je lui dirai : je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Emploie-moi comme un de tes serviteurs. » Le jeune fils retrouve sa vérité de son être.

L’aîné, lui, est demeuré fidèle à son père mais il est dans une obéissance servile qu’il n’a pas vraiment intériorisée puisqu’il demeure dans le reproche. Physiquement près du père, son cœur en est fortement éloigné. L’attitude bienveillante du père envers son frère lui est insupportable. Il porte le reproche : « Moi, je n’ai jamais transgressé tes ordres et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. » Sa jalousie le mine et il refuse de reconnaître son frère : « ton fils », dit-il au père, et non pas « mon frère ».

Le père, lui, est dans la démesure : non seulement, il ne fait aucun reproche à son jeune fils qui revient en guenille après avoir dilapidé sa part d’héritage mais il lui ouvre ses bras et son cœur, l’habille de vêtements neufs et fait préparer un repas de fête. C’est démesuré ! À son aîné, il montre qu’il est toujours demeuré dans son cœur : « Tout ce qui est à moi est à toi. »

Le père de la parabole est vraiment le visage du Père des cieux que Jésus vient révéler. Il est démesuré en amour envers chacun de ses enfants quel qu’ils soient et quoiqu’ils fassent : ce sont ses enfants.

Déjà le livre de Josué l’annonce : « Aujourd’hui, j’ai enlevé de vous le déshonneur de l’Égypte [où vous avez été réduits en esclavage]. Ne peut-on pas ajouter, nous qui connaissons l’Évangile et qui entrons pas à pas dans le mystère de Dieu : aujourd’hui, j’ai enlevé le déshonneur de mon fils en guenilles. En ressuscitant son Fils Jésus, le Père n’enlève-t-il pas l’humiliation de la croix ?

Si les Hébreux entrant en terre promise célèbrent la Pâques en faisant mémoire de leur libération, le père de la parabole célèbre le passage de son fils « de la mort à la vie ». Ils vivent une nouvelle création qui est une résurrection.

Le beau vêtement, l’anneau, les sandales et le repas de fête n’annoncent-ils pas les sacrements ? Le vêtement du baptême nous revêt de la dignité du fils, comme l’écrit saint Paul « Si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle », la bague restaure l’alliance par le pardon, dans le repas de l’Eucharistie Dieu nous vivifie par la grâce de son Esprit et les sandales nous permettent de reprendre la route avec la communauté dans la confiance renouvelée.

La démesure de l’amour de Dieu que, comme les deux fils, nous ne pouvons imaginer, peut nous surprendre, nous émerveiller, peut-être aussi nous scandaliser. Pourtant, elle déborde envers chacun d’entre nous, mais aussi envers ceux dont la tête ne nous revient pas et dont, pourtant, nous sommes frères, parce qu’issus d’une même Père.
Jacques Roger