Infos du 15 au 22 juillet 2018 - Bellême

, par Jacques Roger

Nous portons dans notre prière : Marie-Léone Brouard, 60 ans, au Gué-de-la-Chaîne, Maurice Philibien, 94 ans, à La Perrière.

15e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 14 juillet 2018
18 h 30 messe à Appenai-sous-Bellême

Dimanche 15 juillet 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : l’abbé Claude Martin, la famille Berger, Marguerite et Georges Pinsard.

Lundi 16 juillet 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mercredi 18 juillet 2018
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

16e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 21 juillet 2018
16 h 30 à Bellême, baptême de Léon Papillon
18 h 30 messe à La Perrière

Dimanche 22 juillet 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons daans notre prière : Marie-Léone Brouard, Maurice Philibien, Alfred Levesque, Famille Dapres.

La belle et exigeante mission de prophète

Au début de ces vacances d’été, nous sommes gâtés : la finale du Mondial de foot tient la France en haleine, le Tour de France cycliste est passé dans notre cité et a mobilisé bon nombre d’habitants, tandis que les courses du Moto-cross annuel rassemblent ceux qui veulent se dépasser et tenter un record. Ces épreuves sportives amplifient l’air de fête du 14 juillet.
En suivant ces champions du sport, nous pouvons être admiratifs devant leur habileté, leur dextérité, leur courage et leur confiance. Savons-nous combien il leur a fallu d’heures d’entraînement, combien ils ont dû dompter leur corps pour le rendre souple et comment ils ont fait le difficile apprentissage d’une vie d’équipe pour tenter de remporter la victoire ?
La vie elle-même n’est-elle pas comme un match de foot ?
De même que la victoire est l’œuvre d’une équipe sous le regard et les conseils de l’entraîneur, de même n’est-ce pas ensemble que nous pouvons remporter la victoire de l’amour ?
La vie elle-même n’est-elle pas comme une course cycliste ?
N’avons-nous pas, tout au long de l’existence terrestre à parcourir successivement des routes tranquilles et apaisantes mais aussi des montées éprouvantes et des descentes où nous devons faire face avec responsabilité au danger du dérapage ?
La vie elle-même n’est-elle pas comme une épreuve de moto-cross ?
La moto ne symbolise-t-elle pas tous les dons reçus de Dieu ? À nous d’utiliser ces aptitudes à bon escient, de les prendre en main, de les développer, de les contrôler pour remporter la victoire ?

L’apôtre Paul, lui-même, a comparé la vie chrétienne à une discipline sportive : la suite du Christ, en effet, ne suppose-t-elle pas un entraînement intensif et une solidarité réelle entre ses membres pour aller jusqu’au bout de l’épreuve et tenter de remporter la couronne promise par le Père ?
Le jour de notre baptême, nous avons été marqués de l’onction du Saint-Chrême qui nous unit à la mission de Jésus, prêtre, prophète et roi. La Parole de Dieu de ce dimanche met en valeur la mission du prophète. Le prophète est un porte-parole. Il porte en lui la Parole de Dieu et la lance devant lui comme en écho à la vie du monde : elle dénonce, elle tranche dans le vif et elle annonce. Comme prophète, chacun de nous est chargé de dénoncer le mal et de lutter contre le Malin qui nous veut du mal et chacun de nous est chargé d’annoncer Celui qui a vaincu le mal et qui nous tend la main pour nous entraîner avec Lui vers le Père de qui vient tout bien, le Père de toute bénédiction.
Comme prophètes, nous sommes chargés d’annoncer l’espérance d’une humanité en marche sur les chemins de l’unité et de la réconciliation. La lettre de saint Paul aux chrétiens d’Éphèse est magnifique : « Dans le Christ, Dieu nous a bénis… il nous a choisis pour que nous soyons saints dans l’amour… Il nous a destinés à être pour lui des fils adoptifs. En lui, par son sang [sa vie donnée par amour] nous avons le pardon de nos fautes… » C’est là notre vocation, c’est à cela que nous sommes appelés.
À un monde souvent blasé qui ne croit plus au véritable amour tant celui-ci est défiguré, à une humanité en quête de sens, en recherche d’espérance, notre mission de prophète n’est-elle pas d’annoncer que Dieu porte chacun sur son cœur, quelle que soit sa condition, sa religion ou la couleur de sa peau ?
Comme prophètes, nous sommes également chargés de dénoncer le mal, les injustices, les mensonges de toutes sortes, l’adoration des idoles… Ce n’est pas facile, Amos en sait quelque chose, lui qui a du quitter son élevage pour répondre à l’appel du Seigneur afin de dénoncer l’idolâtrie de son peuple qui préfère adorer l’argent plutôt que Dieu. Ce Dieu qui, pourtant, l’avait choisi pour être le signe vivant et visible de sa présence au milieu des hommes. Amos se fait chasser de partout parce qu’il appelle à la conversion, il appelle à quitter les habitudes malsaines et à se tourner vers Dieu pour voir sa conduite et l’imiter.
Le prophète Jésus de Nazareth, qui, par sa vie, sa mort et sa résurrection, est la Parole vivante de Dieu, forme ses disciples à cette mission de prophète : il les envoie deux par deux, il les invite à ne pas s’encombrer de superflu : un bâton, des sandales suffisent. Il leur donne trois consignes : inviter à se tourner vers Dieu, expulser les démons de l’égoïsme, de la jalousie, de la médisance, verser sur les malades l’huile de la consolation, de l’encouragement, du réconfort, de l’espérance.
Belle mais exigeante mission confiée à chacun de nous par le Seigneur. En ce jour où nous faisons mémoire de l’abbé Claude Martin, rappelons-nous : il a été à Bellême et alentours un pasteur selon le cœur de Dieu. Je n’oublierai jamais la réflexion d’Olivier, un jeune de 16 ans, alors que nous étions en camp près de Domfront et que nous apprenions le décès de Claude ce 14 juillet 1993 : « Aujourd’hui, l’Église perd une perle rare. » Sûrement ! Mais cette perle rare cette pierre précieuse ne continue-t-elle pas à veiller sur l’Église diocésaine et sur l’Église qui est dans le Perche avec tous les prêtres que nous avons connus et appréciés : Marcel Poulain, Jean Bizet, Bernard Maillard, Jacques Orgeval, Maurice Patry, Léon Roussel et combien d’autres… Ne récoltons-nous pas aujourd’hui ce qu’ils ont semé hier ? Rendons grâce à Dieu pour leur vie et leur ministère de pasteur et demandons que l’Esprit Saint engage des plus jeunes à prendre la relève. Comme le dit Jésus : « que celui qui a des oreille pour entendre, entende ! »
Jacques Roger