Infos du 3 novembre au 11 novembre 2018 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous prions pour les défunts de cette semaine : Pierre Leroux, 79 ans, à Bellême, Gérard Leroux, 66 ans, à Bellême.

31e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 3 novembre 2018
17 h 30 église Saint-Sauveur, à la mémoire de l’abbé Poulain

Dimanche 4 novembre 2018 - messe pour les défunts de l’année
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Henri Pasquier, Josette Terpereau.

Mardi 6 novembre 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère, catéchèse des enfants
18 h 30 au presbytère, réunion des catéchistes du Pôle missionnaire

Mercredi 7 novembre 2018
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 8 novembre 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 réunion du Mouvement Chrétien des Retraités

Vendredi 9 novembre 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Samedi 10 novembre 2018
10 h au presbytère, catéchèse des 6e

32e dimanche du Temps ordinaire
5e anniversaire du décès de Jean Bizet

Samedi 10 novembre 2018
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 11 novembre 2018 - messe pour les victimes de la guerre 1914-1918
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : l’abbé Jean Bizet, Serge Robin.

Écoute…

Contrairement aux pharisiens et aux hérodiens qui cherchent à piéger Jésus à propos de la relation avec César dont les soldats occupent le pays, contrairement aux Sadducéens qui cherchent à piéger Jésus à propos de la résurrection des morts à laquelle ils ne croient pas, le scribe, lui, fait preuve de bienveillance.

Il a entendu les réponses de Jésus et son habileté à ne pas se laisser enfermer dans le piège. Il en a été émerveillé et il désire poursuivre l’échange avec ce Maître de sagesse qui parcoure villes et villages en annonçant que le règne de Dieu est tout proche.

Ce scribe, habitué à recopier les textes, est intrigué par les 613 commandements ou interdits que la tradition a peu à peu ajouté à la Loi, et il désire savoir s’il n’y en a pas un qui surpasse tous les autres. D’où sa question : quel est le premier de tous les commandements ? Dans sa réponse, Jésus cite la confession de foi d’Israël dans le Deutéronome, ce livre qui est une relecture de l’Exode, du don de la Loi et de l’Alliance au Sinaï. En citant le Deutéronome, Jésus s’inscrit dans le judaïsme. Il n’est pas venu abolir mais accomplir, c’est-à-dire porter à sa perfection la première Alliance, le premier Testament.

Cette citation, que les juifs tiennent accrochée à leur poignet et qu’ils récitent plusieurs fois par jour, commence par un verbe à l’impératif : « Écoute ».

« Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. » Pour la Révélation biblique, l’écoute est le fondement de toute recherche spirituelle. En effet, celui qui écoute sait qu’il ne sait pas, il désire connaître et se met en route.

Celui qui se met à l’écoute de Dieu récuse à la fois le dogmatisme qui connaît les réponses avant d’avoir posé les questions et le scepticisme qui pour qui il n’y a pas de réponse.

Écoute ! En hébreux ce verbe peut être traduit par obéir. C’est un verbe d’action. Notre foi comme notre amour ne sont pas seulement des sentiments. Ils se manifestent avec tous les membres de notre corps : nos mains qui se tendent, nos pieds qui vont vers et s’approchent, notre langue quand elle dit la bienveillance, nos yeux qui compatissent, nos oreilles qui essaient de comprendre.

Écoute ! Le Seigneur est l’unique. C’est une invitation à rejeter tous les autres dieux, les idoles que nous pouvons nous fabriquer. Ils peuvent se nommer : argent, pouvoir, séduction, bien-être, mode, addictions de toutes sortes… Tous ces faux dieux ne nous font-ils pas penser que le sens de notre vie résiderait dans la réussite sociale ou la consommation ? Saint Justin au 1er siècle affirmait : « Chrétiens, nous sommes des athées de tous les faux dieux. » N’est-ce pas, en effet, le refus d’adorer l’empereur qui a valu aux premières générations chrétiennes de subir la persécution ?

À la question du scribe concernant le premier commandement, Jésus répond en liant les deux commandements de l’amour de Dieu et de l’amour des autres en n’oubliant pas l’amour de soi-même.

Une question peut nous habiter : aimer peut-il se commander ? En français, nous n’avons qu’un seul mot pour dire l’amour, alors qu’en grec il y a trois mots — eros, philia et agapè — pour dire l’amour passion, l’amour d’amitié et l’amour qui est don.

Aimer, aimer à la manière de Dieu, ce n’est pas d’abord éprouver de la sympathie pour quelqu’un, c’est, comme Jésus, se dessaisir de sa vie pour lui : « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne, librement, par pur amour. » Jésus va encore plus loin : « Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent. Souhaitez-leur du bien et non du mal. » L’amour à la manière de Jésus va jusque-là. Certes, nous pouvons, à juste titre, avoir l’impression de ne pas y arriver, que c’est triop dur pour nous. Ce n’est pas pour rien que ce triple amour qui n’en fait qu’un dessine en quelque sorte la croix sur laquelle l’Amour trinitaire a été crucifié.

Aimer Dieu, n’est-ce pas l’aider à grandir en nous, lui donner toute la place dans ma vie ? Aimer Dieu, n’est-ce pas lui ouvrir la porte du monde et la porte de ma vie ? En sachant qu’il compte sur moi pour faire advenir son règne d’amour et donc qu’il me renverra toujours vers mon prochain, celui ou celle qui a besoin de moi à tel ou tel moment de sa vie.

J’ai beaucoup aimé la différence que quelqu’un faisait entre un croyant et un disciple : un croyant compte sur Dieu parce qu’il pense qu’il va lui apporter quelque chose, par contre, Dieu compte sur un disciple, il espère en lui. C’est pourquoi, nous sommes invités à aimer Dieu en devenant disciple.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. » Dans la Bible, le cœur est le lieu de la décision et de la volonté, l’âme est le lieu de la vie, l’esprit est le lieu du raisonnement, la force est le lieu de l’action.

L’ acquiescement du scribe à la réponse de Jésus est magnifique. Il comprend que l’amour surpasse tout : « Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force et aimer son prochain comme soi-même vaut mieux que toute offrande d’holocauste et de sacrifices. » Jésus est dans l’admiration : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu ! »

Par nos actes d’amour, par nos attitudes de respect et de service, nous faisons l’admiration de Jésus et nous pouvons l’entendre nous dire : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu ! Allez, encore un petit effort ! Laisse Dieu être Dieu dans toute ta vie. Mets-toi tout simplement dans la position de celui qui est “en conduite accompagnée” ? »

« Conduite accompagnée », tout simplement pour apprendre à aimer. Plus juste et plus vrai. Comme Dieu aime. Parce que sur ce sujet, ne sommes-nous pas toujours en apprentissage ? N’hésitons pas à prendre Jésus comme Maître de stage !
Jacques Roger