Infos du 15 au 25 décembre 2018 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière les défunts de la semaine : Denise Ronsin 82 ans, à Dame-Marie, Henriette Uséo, 90 ans, à Bellême, Thérèse Métivier-Bédane, 85 ans à Bellême, José Pissarra, 62 ans, à Bellême.

3e dimanche de l’Avent

Samedi 15 décembre 2018
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 16 décembre 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Thérèse Bedane, Hélène et Baptiste Jean, Bernard et Paulette Jean.

Lundi 17 décembre 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mardi 18 décembre 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
16 h Conférence Saint-Vincent-de-Paul
17 h catéchèse des primaire, répétition de la veillée de Noël
20 h 30 réunion du Comité de pilotage de la visite pastorale de Mgr Habert

Mercredi 19 décembre 2018
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 20 décembre 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 à l’église de Bellême, inhumation de M. José Pissarra

Vendredi 21 décembre 2018
10 h célébration avec l’école Saint-Michel
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
20 h 30 église concert du Madrigal du Perche Noël de France et du monde

Samedi 22 décembre 2018
10 h catéchèse des jeunes de 6e

4e dimanche de l’Avent

Samedi 22 décembre 2018
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 23 décembre 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Denise Ronsin, Henriette Uséo, Thérèse Bédane.

Veillée et messe de la Nuit

Lundi 24 décembre 2018
18 h à Igé
19 h à Bellême, jeu scénique par les enfants
22 h à Saint-Martin avec la chorale du Rosaire

Mardi 25 décembre 2018 - Messe du jour de Noël
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Invitation à la joie

Au cœur de l’Avent, temps liturgique plutôt austère, la Parole de Dieu nous invite à la joie. On peut s’interroger : les temps que nous vivons nous disposent-ils à la joie ? L’air ambiant que nous respirons n’est-il pas plutôt morose ?

Nous le constatons : le terrorisme continue à frapper des innocents, beaucoup de nos contemporains peinent à boucler les fins de mois, d’autres réclament des mesures sociales plus larges, certains remettent en cause, parfois violemment, les institutions de la République, les commerçants en font les frais et les élus ont bien du mal à gérer cette crise aux multiples facettes qui, me semble-t-il, est aussi et surtout une crise du sens de la vie.

Cette joie à laquelle nous invite le prophète Sophonie et l’apôtre Paul ne peut pas venir que de l’extérieur : plus d’argent, plus de plaisirs, plus de confort, plus de loisirs, plus, plus, plus, toujours plus… La joie promise par Dieu ne peut venir que de l’intérieur de nous-mêmes puisqu’elle est don de Dieu qui habite le Temple de notre être profond : « Le roi d’Israël, le Seigneur est en toi, indique Sophonie, il te renouvellera par son amour ».

La joie profonde promise par Dieu n’est-elle pas le fruit du consentement qui est le nôtre à nous laisser renouveler par le Seigneur ? Cette joie profonde peut parfaitement cohabiter avec la douleur quand nous traversons une épreuve. Quand nous la traversons en tenant la main du Seigneur. Comment se laisser renouveler par le Seigneur ? N’est-ce pas tout simplement en acceptant de changer notre regard, notre comportement, notre attitude, comme nous y invite Jean-Baptiste ?

« Mais que devons-nous faire ? » À ceux qui étaient plongés dans l’eau en désirant cette conversion, Jean ne demandait pas de quitter leur condition mais il les invitait à la vivre autrement.

Aux collecteurs d’impôts où la corruption pouvait être une tentation permanente, il leur dit d’exercer leur métier en toute justice. Jean ne demandait pas aux soldats de quitter l’armée où le risque de la violence était réel. Il leur enseigne que, dans le cadre de l’armée, ils peuvent être protecteurs et non oppresseurs.

Finalement, il leur demande de vivre leur condition actuelle en harmonie avec la volonté d’amour de Dieu : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé » ; « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort. »

Aujourd’hui, le Seigneur ne nous demande pas de renoncer à tout — nous n’avons pas vocation monastique — mais il nous demande de vivre notre vie dans un esprit évangélique, par exemple :
—  face à un différent avec un voisin, vais-je obéir au réflexe humain de la rancune ou vais-je tenter un pas vers la réconciliation ?
—  face à une facture à payer, vais-je, comme j’en ai le droit, attendre les 30 jours pour la régler ou vais-je la payer tout de suite pour le bien de mon fournisseur ?
—  vais-je travailler « au noir » ou faire travailler « au noir » ou vais-je refuser cette opportunité en pensant au bien commun du pays ?

Nous voyons bien que le dialogue avec Dieu ne se fait pas seulement dans la prière mais en toute occasion où je suis devant des choix qui ont des répercussions sur la vie sociale. Mais la prière peut nous aider à bien discerner ce à quoi chacun de nous est appelé à faire. « Ne soyez inquiets de rien, mais, en toutes circonstances, priez et suppliez tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. »

Que devons-nous faire dans le désert aride de notre société où se développent beaucoup d’agressions, de rancunes, d’infidélités, de pauvretés, de solitudes ? Là où nous sommes, Dieu ne nous appelle-t-il pas à être « des oasis de miséricorde » ? Comme nous y invite saint Paul : « Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.

Si le baptême de Jean est la préfiguration de notre sacrement de la Réconciliation et de la conversion, le baptême chrétien dans l’Esprit saint n’est-il pas ce bain dans l’amour de « Dieu tendre et miséricordieux, plein de grâce et de fidélité » ?

À l’approche de Noël, laissons se réaliser en nous ce souhait de Sophonie : « Le Seigneur ton Dieu aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour. » Que notre comportement fasse la joie de Dieu !
Jacques Roger