Infos du 29 décembre 2018 au 6 janvier 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière les défunts de la semaine : Maurice Chables, 96 ans, à La Chapelle-Souëf, Marie-Madeleine Bois, 94 ans, au Gué-de-la-Chaîne, Augustin Lumbreras, 92 ans, à Bellême.

Fête de la Sainte famille

Samedi 29 décembre 2018
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 30 décembre 2018
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Martine et Dominique Cotreuil, Thérèse Bédane, Suzanne Berger.

Lundi 31 décembre 2018
18 h messe à l’oratoire du presbytère

Mardi 1er janvier 2019 - Fête de sainte Marie, mère de Dieu
10 h 30 messe pour la paix oratoire du presbytère

Mercredi 2 janvier 2019
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 3 janvier 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 4 janvier2019 - 1er vendredi du mois
16 h 30 à l’oratoire du presbytère, messe et adoration du Saint-Sacrement
20 h 30 au presbytère, réunion des adultes qui se préparent à la Confirmation

Fête de l’Épiphanie

Samedi 5 janvier 2019
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 6 janvier 2019
messe 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

La Sainte famille, source d’inspiration pour nos vies familiales

En cette fête de la sainte famille de Nazareth, la Parole de Dieu met en parallèle la figure d’Anne et celle de Marie et nous voyons Jésus demeurer chez son Père après sa Bar Mitza. La Parole de Dieu nous invite à retenir trois appels.

Premier appel pour les parents : regarder les enfants comme un cadeau de Dieu

Ces deux femmes ont bien conscience que l’enfant à qui elles donnent naissance leur est prêté par Dieu. La prière d’Anne a été exaucée : elle sait que l’enfant qu’elle reçoit est un don du Seigneur, c’est pourquoi, elle le redonne à Dieu de qui elle l’a reçu : « C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande. À mon tour, je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. » Samuel, en effet, demeurera attaché au sanctuaire de Silo auprès du prêtre Éli et jouera un grand rôle dans l’histoire d’Israël à la charnière entre les juges à la tête des douze tribus et l’instauration de la monarchie. C’est lui que Dieu appellera pour donner l’onction royale à David.

Les parents peuvent se poser la question : comment considérons-nous nos enfants ? Les recevons-nous comme un cadeau de Dieu ? Mettons-nous la main sur eux ou avons-nous envers eux un certain détachement ? Avons-nous des projets pour eux ou, après les avoir éduqués à la liberté et à la responsabilité, les laissons-nous orienter leur vie selon leur conscience ? L’éducation que nous leur donnons leur permet-elle d’orienter leur vie en liberté et responsabilité ? Si le Seigneur appelait l’un ou l’autre à donner sa vie pour Lui et pour l’Évangile comme prêtre ou comme religieuse, comment réagirions-nous ?

Deuxième appel pour chacun de nous : vivre en famille entre proximité et distance

Marie a été choisie pour donner naissance à l’Envoyé du Père et Joseph est chargé de lui donner le nom choisi par Dieu et ainsi de le faire entrer dans la lignée de David. Là encore, saint Luc nous montre que cet enfant ne leur appartient pas. Certes, ils en ont la garde et le pèlerinage à Jérusalem lors de la Bar Mitza de Jésus, sa profession de foi, va le manifester. L’inquiétude de Marie et Joseph montre qu’ils se sentent responsables de leur fils : le reproche de la maman manifeste l’amour qu’elle lui porte et la protection qu’ils lui doivent.

Mais le jeune Jésus semble prendre de la distance. Il ne faut pas oublier que la Bar-Mitza où l’enfant entouré de dix hommes lisait pour la première fois les Écritures et ainsi passait du statut d’enfant à celui d’adulte : face à l’angoisse de Marie et Joseph, Jésus montre à la fois qu’il est « soumis » à ses parents mais qu’il appartient à son Père céleste chez qui, près de qui, en qui il doit demeurer.

Certes, il met en pratique le 5e commandement « Honore ton père et ta mère » mais il prend ses distance avec les liens du sang. Il place la priorité sur le 1er commandement : « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Tu adoreras le Seigneur ton Dieu ». Jésus ne dira-t-il pas lorsque ses cousins avec sa mère viendront le chercher pour le ramener à la raison : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu qui la mettent en pratique ». Pour Jésus les liens de la foi qui unissent les croyants doivent prendre le pas sur les liens du sang.

Notre vie familiale entre proximité et distance. Nous pouvons nous poser la question : nos vies familiales sont-elles un carcan qui enferme ou une fenêtre ouverte sur le monde ? Quelle place tient le Seigneur dans les choix que nous faisons et dans les décisions que nous sommes amenés à prendre ? Notre vie familiale permet-elle à chacun des conjoints et à chacun des enfants d’accomplir la vocation qui lui est propre dans le respect de celle des autres ?

Troisième appel : chercher Jésus là où il est ?

La question est rude : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? » Curieuse question après trois jours d’angoisse. Mais ces trois jours d’inquiétude ne préfigurent-ils pas les trois jours que Jésus passera dans le tombeau ? Ainsi, Jésus indique à Marie et Joseph qui, à juste titre s’inquiètent, qu’il ne sert à rien de le chercher dans sa parenté humaine. Après sa Bar Mitza, il est resté à scruter les Écritures avec les docteurs du Temple. Sa priorité est sa vie avec son Père céleste. Le cherchant pendant trois jours, Marie et Joseph ne l’ont pas trouvé dans la caravane qui ramenait les pèlerins à Nazareth comme les femmes ne le trouveront pas dans le tombeau au matin de Pâques. Il demeure chez, avec et en son Père céleste.

Ainsi, cette question « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? », renvoie chez saint Luc à la question des deux messagers aux femmes venues au tombeau au matin de Pâques : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? » (Lc 24, 8).

Comment la sainte famille de Nazareth peut-elle être source d’inspiration pour nos vies familiales aujourd’hui ?

N’est-ce pas en développant quelques attitudes ?

Par exemple, en recevant les enfants comme un cadeau de Dieu et en leur enseignant l’action de grâce pour les dons reçus.

En unissant dans nos familles la proximité affectueuse et la distance nécessaire à l’autonomie de chacun qui permettent l’ouverture à Dieu et aux autres.

En mettant Dieu au centre de notre vie familiale dès le plus jeune âge des enfants : que ceux-ci puissent voir qu’il y a plus grand que les parents et qu’il fait partie de la famille.

Que Jésus, Marie et Joseph veillent sur nos familles et leur ouvrent l’horizon inespéré qu’est le partage de la vie même de Dieu dès ici-bas et dans le monde à venir !
Jacques Roger