Infos du 12 au 21 janvier 2018 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Fête du baptême du Christ

Samedi 12 janvier 2019
18 h messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 13 janvier 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Maurice Chables, Gaëlle Ganzitti, Pierre-Jean Pytel, Geneviève Hervé.

Lundi 14 janvier 2019
8 h 30 messe à l’oratoire du presbytère.

Mardi 15 janvier 2019
9 h 30 à Sées, découverte de la figure de Madeleine Delbrel
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire.

Mercredi 16 janvier 2019
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 17 janvier 2019
19 h au Relais Saint-Germain à Préaux-du-Perche, conférence du Pr Patrick Vincelet Posséder ou être possédé, quel est le pire ?

Vendredi 18 janvier 2019 - Entrée dans la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens
17 h au presbytère, lecture de la « Lettre au peuple de Dieu » du pape François

Samedi 19 janvier 2019
9 h 30 à 16 h 30 à La Trappe, récollection avec Mgr Habert « Devenir saint n’est pas du luxe »

2e dimanche du Temps ordinaire C

Samedi 19 janvier 2019
18 h messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 20 janvier 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé
14 h à 17 h au presbytère, rencontre des couples qui se préparent à célébrer leur mariage

Lundi 21 janvier 2019
20 h 30 à la chapelle de l’hôpital de Mortagne, les chrétiens du Perche sont invités à se retrouver pour prier pour l’unité des chrétiens

La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes

C’est ainsi que saint Paul présente comme en filigrane le baptême de Jésus où, selon saint Luc, Dieu Trinité se révèle présent et agissant : le Fils est en prière, l’Esprit Saint descend sur lui et la voix du Père confirme l’identité de Jésus : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

À proprement parler, Jésus n’avait pas besoin du baptême de Jean puisqu’il était en parfaite harmonie avec Dieu, son Père. Pourquoi donc Jésus prend-t-il place dans la foule de ceux qui viennent recevoir le baptême de repentir et de conversion ? Tout simplement, comme il le dira plus tard : il n’est pas venu pour les justes (ceux qui sont déjà bien ajustés à la volonté de Dieu) mais pour les pécheurs (ceux qui, de leur fait, se sont séparés de Lui ou qui ne lui donnent pas dans leur vie la place qui lui reviendrait). Par ce geste, Jésus accomplit la mission qu’il porte en son nom même : Jésus = le Seigneur sauve, car, avait dit l’ange à Joseph, « c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».

En prenant place dans la foule des pécheurs qui désirent changer de vie, Jésus anticipe le geste du lavement des pieds par lequel il s’agenouillera devant les Douze, car il ne nous sauve pas en nous regardant de haut mais en se plaçant à notre niveau.

En étant plongé dans les eaux, il anticipe également sa mort, le don de sa vie sur la croix où il intercèdera près du Père en faveur des pécheurs, en notre faveur : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » et « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis ».

Là, sur la croix, se trouve le véritable baptême dans lequel nous avons été plongés : si le baptême de Jean est un baptême de repentir qui prépare à accueillir le Christ attendu par Israël, le baptême chrétien est une véritable plongée dans la mort, avec le Christ offrant sa vie, pour mourir à soi-même et renaître à une vie filiale et fraternelle.

Déjà, au peuple qui revient d’Exil, Isaïe l’annonce : « Comme un berger, il rassemble les agneaux et les porte sur son cœur. » Recevoir cette parole n’est-il pas pour nous un motif de joie et de reconnaissance ? Porter le nom de Christ, de christien n’est-il pas notre honneur et en même temps une exigence ? L’exigence de vivre une vie baptismale digne du nom que nous portons, comme nous y invite saint Paul : « Renonce aux convoitises de ce monde », autrement dit, adopte une vie sobre et simple. « Vis de manière raisonnable » dans un comportement ajusté avec les hommes et en harmonie avec Dieu, « car Dieu veut faire de nous un peuple ardent à faire le bien. » L’exigence également d’humble témoignage en recevant cette invitation : « Élève la voix ! Ne crains pas, toi qui portes la Bonne nouvelle. »

Paul indique que « par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous renouvelle [en permanence si nous le laissons faire] par l’Esprit Saint. » Il s’agit pour nous de vivre dans cet entre-deux de notre vie terrestre et de notre vie céleste du mieux possible, entre notre baptême et la réalisation plénière et définitive de ce que nous sommes, alors que nous attendons « que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Seigneur Jésus Christ. »

Le concile Vatican II a remis le baptême au premier plan de la vie chrétienne car c’est lui qui fonde l’égale dignité des baptisés devant Dieu : « Avec vous, je suis chrétien et c’est un vrai bonheur, expliquait saint Augustin, pour vous je suis prêtre et c’est une lourde charge. »

Comment ne pas faire nôtre cette belle prière de la liturgie : « Seigneur, donne à tous ceux qui se déclarent chrétiens de rejeter ce qui est indigne de ce nom, et de rechercher ce qui lui fait honneur. »
Jacques Roger