Infos du 20 au 27 janvier 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

2e dimanche du Temps ordinaire - C

Samedi 19 janvier 2019
18 h messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 20 janvier 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé
14 h à 17 h au presbytère, rencontre des couples qui se préparent à célébrer leur mariage

Lundi 21 janvier 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
18 h à l’EHPAD, préparation de la messe du 10 février avec l’aumônerie
20 h à la chapelle de l’hôpital à Mortagne-au-Perche, prière œcuménique pour les chrétiens du Perche

Mardi 22 janvier 2019
11 h messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 23 janvier 2019
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents
20 h 30 au presbytère, rencontre des parents dont les enfants vont célébrer la 1re des communions

Jeudi 24 janvier 2019
11 h messe à l’oratoire du presbytère
14 h au presbytère, préparation de la messe d’entrée en Carême qui sera présidée par Mgr Habert pour tout le Pôle missionnaire du Perche sud
14 h 30 réunion du Mouvement Chrétien des Retraités

Vendredi 25 janvier 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

3e dimanche du Temps ordinaire - C

Samedi 26 janvier 2019
18 h messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 27 janvier 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière Jeanne Desjouis.

L’Alliance nouvelle et éternelle

Après le cycle de Noël, nous entrons dans le temps dit ordinaire de l’année liturgique. Et pourtant avec le récit des Noces de Cana, la liturgie unit comme dans une même vision ces trois événements : l’adoration des mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana. À la prière des Laudes, nous lisions cette phrase :

Aujourd’hui, l’Église est unie à son Époux :
le Christ, au Jourdain, la purifie de ses fautes,
les mages [l’Église] apportent leurs présents aux noces royales, l’eau est changée en vin, pour la joie des convives [l’Église], alléluia.

Ces trois événements nous révèlent, en effet, qui est Jésus et sa mission d’Envoyé du Père chez les hommes :
—  les mages indiquent l’universalité du salut,
—  le baptême confirme l’identité divine de Jésus,
—  à Cana, Jésus est révélé comme l’époux de l’humanité.

Ce récit des Noces de Cana exprime la nouveauté de la Nouvelle Alliance de Dieu avec son peuple en la personne du Fils. Déjà Isaïe et les prophètes avaient chanté cette alliance envers Jérusalem, la cité sainte préfigurant l’humanité réconciliée avec son Dieu. C’était comme une promesse : « Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu… Tu seras appelée “Ma préférence”, cette terre se nommera “l’épousée”… Tu seras la joie de ton Dieu. »

Notre Église, nos communautés chrétiennes font-elles la joie de Dieu ? Et Lui, sa présence au milieu de nous, sa présence en nous fait-elle notre joie ? Sommes-nous sensibles à sa Parole ? L’accueillons-nous comme une Bonne nouvelle pour nous ?

Au tout début de son évangile, saint Jean place le récit des Noces de Cana comme la réalisation de cette promesse. Un événement qui risque de tourner au vinaigre puisque le vin se met à manquer. Il faut savoir qu’en ce temps-là, en Orient, les mariages duraient une semaine. La mère de Jésus intervient discrètement auprès de son Fils : « Ils n’ont plus de vin. » Mais elle s’entend dire : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue ! » Mais déjà, elle dit aux serviteurs avec toute la confiance qu’elle porte en son Fils : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »

En effet, l’heure de Jésus, c’est l’heure de la croix, l’heure où il va manifester d’une manière absolue son amour pour les hommes.

Cependant, provoqué par sa mère, Jésus, en changeant l’eau en vin pour la joie des convives, va donner un signe de cet amour pour l’humanité. D’ailleurs, en appelant sa mère : « Femme », que me veux-tu ? » Jésus considère Marie comme la Nouvelle Ève, la mère des vivants.

C’est avec ce même mot que, pendu à la croix, il lui présentera l’humanité préfigurée en saint Jean : « Femme, voici ton fils ». Et il dira à saint Jean, à l’humanité, à nous : « Voici ta mère ».

Cette fois, l’Heure est arrivée : l’heure du don, l’heure de l’amour, l’heure de la nouvelle et éternelle Alliance du Ciel et de la terre. Le sang et l’eau, qui vont couler du côté ouvert transpercé par le soldat, préfigurent les sacrements sources de toute vie chrétienne et ecclésiale : le baptême et l’eucharistie.

Les six jarres de pierres à Cana représentaient l’eau de l’Ancienne Alliance. Cette eau, changée en vin, et du vin le meilleur, préfigure le sang versé du Seigneur. Elle remplit la septième jarre, celle de l’Église qui s’abreuve aux sources vives du Sauveur : la Parole de consolation et le Pain de Vie.

Ce vin nouveau, ce sang versé ne nous est-il pas donné pour que nous laissions l’Esprit saint façonner nos individualités et, comme l’indique saint Paul, les agréger à l’unique corps ecclésial du Christ ressuscité ?

Nous sommes au cœur de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, prions pour que nous laissions le Christ lui-même faire l’unité de son Église dans la diversité des charismes, des dons et des ministères pour le service de l’humanité toute entière.

Qu’il fasse cette unité dans la diversité au sein de l’Église universelle mais aussi au sein même de nos petites communautés ecclésiales que sont nos paroisses et notre Pôle missionnaire.
Jacques Roger