Infos du 26 janvier au 3 février 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière : Liliane Rottier, 66 ans, à Bellême ; Paulette Bruneau, 93 ans, à Pervenchères, Denise Mignard, 85 ans, à Bellême, Serge Merle, 71 ans, à Appenai-sous-Bellême.

3e dimanche du Temps ordinaire - C

Samedi 26 janvier 2019
18 h messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 27 janvier 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Jeanne Desjouis, Patrick Boulogne.

Cette semaine, prions pour les prêtres des diocèses bas-normand qui participent à la retraite au Foyer de charité de Tresssaint.

Mardi 29 janvier 2019
14 h 30 à Bellême, inhumation de Mme Denise Mignard
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 30 janvier 2019
10 h 30 à Appenai-sous-Bellême, inhumation de M. Serge Merle
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Samedi 2 fécrier 2019
17 h baptême à l’église du Gué-de-la-Chaîne

4e dimanche du Temps ordinaire - C

Samedi 2 fécrier 2019
18 h messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 3 fécrier 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

L’Aujourd’hui de Dieu

Dans l’évangile selon saint Luc, le mot « aujourd’hui » revient plusieurs fois. « Cette parole de l’Écriture, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit », affirme Jésus qui vient de lire un extrait du prophète Isaïe. Déjà, l’Ange du Seigneur annonce aux bergers : « Aujourd’hui, vous est né un sauveur ». À Zachée, Jésus affirme : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison. » Au criminel repenti qui est à ses côtés sur la croix, Jésus dit : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ».

Ainsi, Luc montre la présence effective dans nos vies et l’efficacité de la Parole de Dieu incarnée en Jésus.

Nous avons remarqué qu’en introduction à son évangile, Luc montre le soin qu’il a pris à vérifier ses sources auprès des témoins qui ont rencontré Jésus et vécu avec lui.

Dans la puissance de l’Esprit reçu au baptême, éprouvé au feu de l’épreuve durant les 40 jours au désert, Jésus commence son ministère public à la synagogue de Nazareth. La liturgie est décrite avec soin, elle ressemble à celle rapportée par Néhémie au retour d’Exil où le peuple marque son identité, avec la circoncision et le shabbat, en mettant la Loi, la Thora à l’honneur et au cœur de la vie du peuple juif.

L’Église a repris cette présence des Écritures, juives et chrétiennes, au cœur notre liturgie montrant ainsi la continuité et leur accomplissement en Jésus, la Parole vivante de Dieu. Comme l’Eucharistie, l’Écriture est bien la nourriture dont Dieu nourrit son peuple, ainsi que l’affirme le concile Vatican II : « L’Église a toujours vénéré les divines Écriture comme elle le fait aussi pour le Corps du Seigneur, elle qui ne cesse pas, surtout dans la sainte liturgie, de prendre sur la table le pain de vie tant de la Parole de Dieu que du Corps du Christ, pour l’offrir aux fidèles » (Dei Verbum 25).

C’est ainsi qu’après la lecture d’un passage d’Isaïe, Jésus en fait le commentaire et montre qu’en Lui cette Parole s’accomplit : il est bien le messie promis par Dieu et attendu par son peuple. Sa mission est claire : par lui, avec lui et en lui, les aveugles voient, les sourds entendent, la liberté est accordée aux prisonniers, la Bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Voilà le programme qu’il reçoit du Père. Nous pouvons relire toute la vie et la mission de Jésus à la lumière de ce passage d’Isaïe qui s’accomplit en lui.

La Bonne nouvelle est annoncée aux pauvres : ils sont les préférés de Dieu. Ne sommes-nous pas, par quelque côté de notre histoire, des pauvres ? Pauvres d’affection, pauvres de santé, pauvres de relations, pauvre d’argent… La Bonne nouvelle, c’est que le Seigneur lui-même « de riche qu’il était, s’est fait pauvre » pour nous rejoindre au cœur même de nos pauvretés qui, de handicap humain, peuvent devenir une grâce pour rencontrer en vérité le Seigneur et les autres.

L’apôtre Paul l’affirme : en Christ, nous sommes les membres d’un seul corps et, dans le corps ecclésial comme dans le corps humain, les parties les plus délicates et les plus fragiles requièrent le plus d’attention. Chaque membre, unique et irremplaçable, est indispensable à la bonne articulation du corps. Aucun ne peut se suffire à lui-même. Personne ne peut dire à son voisin : je n’ai pas besoin de toi.

Dans l’Église, comme dans le monde, respect et considération sont requis et tout particulièrement envers les membres les plus faibles. Le baptême, en effet, nous rend égaux en dignité, ce qui n’empêche pas une hiérarchie des fonctions articulées les unes aux autres : apôtres qui annoncent la Bonne nouvelle, prophètes qui dénoncent les injustices, enseignants, consolateurs et guérisseurs auprès des malades et des pauvres, chargés de conduire la communauté, etc. « Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. » Quel beau programme !
Jacques Roger