Infos du 2 au 10 février 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière : Liliane Rottier, 66 ans, à Bellême ; Paulette Bruneau, 93 ans, à Pervenchères ; Denise Mignard, 85 ans, à Bellême ; Serge Merle, 71 ans, à Appenai-sous-Bellême.

4e dimanche du Temps ordinaire - C

Samedi 2 février 2019
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 3 février 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Liliane Rottier, Denis Goupil, Suzanne Berger, la famille Berger-Lemaître.

Mardi 5 février 2019
10 h réunion du groupe de préparation du mercredi des Cendres
11 h 45 messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 6 février 2019
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 7 février 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère, réunion de l’Équipe pastorale paroissiale
20 h 15 au presbytère, réunion du Comité de pilotage de la visite pastorale de Mgr Habert

Vendredi 8 février 2019
9 h 30 à Rémalard, réunion de l’Équipe d’animation du Pôle missionnaire
17 h à l’oratoire du presbytère, messe et adoration du Saint-Sacrement

Samedi 9 février 2019
10 h au presbytère, catéchèse des jeunes de 6e

5e dimanche du Temps ordinaire - C
Messe pour le personnel de santé

Samedi 9 février 2019
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 10 février 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Retour de flamme

Dimanche dernier, l’évangéliste saint Luc nous présentait Jésus inaugurant son ministère public dans la synagogue de Nazareth. Commentant le prophète Isaïe qui avait décrit les signes du règne de Dieu, il le reconnaissait : « Aujourd’hui, s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »

Luc le remarque : « Tout le monde faisait son éloge. » Jusqu’au moment où quelques-uns portent le soupçon : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » On l’a vu tout-petit. Pour qui se prend-t-il ? Qu’il nous montre ses miracles. Il paraît qu’il en a fait à Capharnaüm. Pourquoi pas chez nous ?

C’est terrible, le soupçon. Aux premières pages de la Genèse, le soupçon est l’œuvre du diable qui veut faire échec à la bonté du Créateur. Aussitôt, face au soupçon, Jésus prend la mouche : « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son propre pays. » En présentant Élie et Élisée dont la parole a été accueillie non par Israël mais par une veuve et un lépreux étrangers, il aggrave son cas : ils deviennent furieux et veulent le faire disparaître en le précipitant dans un ravin. Décidément, l’universalité du salut et la considération de ceux qui sont différents est loin de faire l’unanimité.

N’avons-nous pas parfois du mal à accueillir une parole ou une attitude qui peut nous remettre en cause ? Mais parce qu’il est habité par Dieu, Jésus reste imperturbable : « Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. » Sans violence, tout en douceur, il poursuit sa route. Pourtant, nous savons que son chemin sera rude et l’évangile de Luc est construit comme un long chemin qui monte vers Jérusalem, le lieu du supplice, le lieu où il donne sa vie, le lieu du véritable amour qui est aussi le lieu de la résurrection. Saint Pierre le proclamera : « Là où il passait, il faisait le bien car Dieu était avec lui. »

Plusieurs siècles avant Jésus, le prophète Jérémie n’est-il pas la préfiguration du Christ : « Je fais de toi un prophète pour les nations… Ne tremble pas devant eux… Ils te combattront mais ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. » Jérémie doit, en effet lui aussi, aller à contre-courant et affronter le pouvoir royal qui se détourne de Dieu mais aussi l’aristocratie sacerdotale qui s’enferme comme dans une caste et jusqu’à sa propre famille qui le prend pour un fou. Sur ce plan, Jérémie est bien la préfiguration de Jésus.

La vie chrétienne, si elle est un bonheur, n’est pas de tout repos. N’est-elle pas comme une longue montée qui nous est offerte pour nous délester et grandir en amour. Mais, en français, ce mot est ambigu. Saint Paul le sait qui nous livre cette belle méditation sur l’amour de charité. Certes, elle fait chaud au cœur mais, quand on y réfléchit bien, face à ce portrait de l’amour personnifié en Jésus, nous percevons bien que la marche pour y parvenir est encore haute, voire très haute.

Lequel d’entre nous peut dire qu’il ne cherche jamais son intérêt ? Lequel est vraiment patient avec son époux, son épouse, ses enfants ? Lequel d’entre nous ne se vante jamais, ne s’emporte pas, n’est pas parfois un peu rancunier ? Lequel fait confiance en tout ?

Paul indique bien que l’amour doit prendre corps dans des attitudes très concrètes mais que, pour être vrai, il doit aussi venir de l’intérieur de nous-mêmes, de notre cœur profond. Nos actions, aussi belles soient-elles, peuvent dériver en activisme et brasser du vent, notre générosité peut être du tape à l’œil si le cœur n’y est pas. L’exigence est grande : nous voyons bien que nous n’y sommes pas encore arrivés et qu’il nous reste encore quelques marches d’escalier à gravir. À moins que, comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, nous demandions à Jésus de nous prendre dans ses bras pour nous élever tel l’ascenseur car avec nos seuls efforts nous n’y arriverons pas. Cela ne pourra être que l’œuvre de Dieu en nous.

Paul ne nous montre-t-il pas finalement que le but de notre vie est de passer, peu à peu, d’une vision confuse, déformée par le péché et tous nos égoïsmes, à un état où nous verrons les personnes et les choses comme Dieu lui-même les voit parce que nous le verrons tel qu’il est et non pas tel que nous l’imaginons. Aujourd’hui, nous vivons dans la foi, l’espérance et la charité. La foi, si elle est un don de Dieu, n’est-elle pas aussi de notre part une décision d’être avec le Seigneur pour vivre avec lui ? L’espérance, si elle est un don de Dieu, n’est-elle pas aussi la volonté de tenir bon avec courage dans les épreuves que nous traversons ?

Dans l’au-delà de la vie terrestre, la foi et l’espérance ne seront plus nécessaires ; nous vivrons uniquement de l’amour de charité, et cela nous sera donné, car Dieu lui-même est Amour. Et il nous fait la promesse : nous sommes appelés à partager sa vie. Là est notre destinée. Sans doute avons-nous tout le temps qu’il nous reste à vivre sur cette terre pour nous y préparer. Ne sommes-nous pas toujours en apprentissage d’aimer ? Comme l’indique le poète : Vingt fois sur le métier remettons notre ouvrage.
Jacques Roger