Infos du 9 au 17 février 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

5e dimanche du Temps ordinaire - C
Messe pour le personnel de santé

Samedi 9 février 2019
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 10 février 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Lundi 11 février 2019 - Fête de Notre-Dame de Lourdes
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère pour les personnes malades

Mardi 12 février 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mercredi 13 février 2019
10 h à Montligeon, lancement de la campagne 2019 du Denier de l’Église
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 14 février 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
18 h au presbytère, rencontre des participants à la formation C.R.E.D.O.

Vendredi 15 février 2019
18 h messe à l’oratoire du presbytère

6e dimanche du Temps ordinaire - C

Samedi 16 février 2019
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 17 février 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière l’abbé Jean Bizet (79e anniversaire de sa naissance).

Dimanche 17 février 2019
14 h au presbytère, rencontre des couples qui célèbrent leur mariage cette année dans notre Pôle missionnaire du Perche sud

Nos efforts humains conjugués à la grâce de Dieu

Nous le savons bien et les textes de la Parole de Dieu de ce dimanche nous le rappellent : le Seigneur nous parle et nous appelle de différentes façons, le plus souvent dans ce qui fait notre expérience ordinaire, quelquefois dans l’extraordinaire.

Cela peut être au cours d’une célébration où nous percevons avec émotion la transcendance de Dieu, comme cela a été pour Isaïe.

Cela peut être dans la proximité du quotidien avec ses hauts et ses bas, ses réussites et ses échecs comme pour les marins pêcheurs Pierre et ses compagnons.

Cela peut être aussi sur nos routes humaines qui peuvent être parfois brumeuses comme pour Paul. Le Seigneur s’adresse à chacun de nous au cœur même de la situation qui est la nôtre. Simplement, il requiert de nous la confiance.

Face à la présence du Seigneur et à son appel, la réaction d’Isaïe, de Pierre ou de Paul est identique et elle est souvent la nôtre : en effet, nous percevons fortement l’écart qui existe entre la sainteté lumineuse de Dieu, sa transcendance et les ténèbres de nos péchés qui habitent parfois nos cœurs : « Je suis un homme aux lèvres impures », reconnaît Isaïe. « Éloigne-toi de moi, je suis un homme pécheur », s’écrie Pierre. « J’ai persécuté l’Église de Dieu », confesse Paul.

Reconnaissons-le avec Isaïe : « nous sommes un peuple aux lèvres impures. » Nous pouvons, en effet, passer notre temps à murmurer, critiquer, calomnier ou médire. Et pourtant, malgré cela, le Seigneur n’hésite pas à nous rejoindre et à nous confier une part de sa mission. Il peut ouvrir nos oreilles et nous pouvons l’entendre nous demander : « Qui sera mon messager ? Malgré notre indignité, nous pouvons répondre avec Isaïe : « Envoie-moi ! »

Paul le reconnaît lui aussi : « Il [le Christ ressuscité] est même apparu à l’avorton que je suis. Je ne suis pas digne d’être appelé apôtre puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant à moi, n’a pas été stérile. »

Reconnaissons-le avec Paul : la grâce de Dieu est plus forte que nos péchés quand nous la laissons advenir en nos vies. Elle n’est pas stérile ; avec elle nos efforts ne sont pas vains. La grâce de Dieu nous fait porter du fruit. Des fruits que nous ne voyons pas forcément au premier coup d’œil mais il peut arriver que, comme Pierre, nous entrevoyions des fruits abondants, une bonne pêche qui nous conduit dans l’action de grâce.

En effet, Pierre et ses compagnons revenus bredouilles d’une pêche nocturne, acculés à la confiance, jettent une nouvelle fois, sur l’ordre de Jésus, les filets à la mer. Leurs seules forces n’ont pas abouti mais la confiance en la parole de Jésus et leur travail avec Lui ont fourni une pêche abondante qui surprend ces bonshommes : étonnés devant l’abondance, ils reconnaissent la sainteté de Jésus et confessent leur indignité. Celle-ci n’empêche pas Jésus de les appeler et eux de le suivre.

« Avance au large ! » qui peut se traduire aussi « Avance en eaux profondes ! »

Cette consigne de Jésus « Avance en eaux profondes » ne nous invite-t-elle pas à descendre dans les profondeurs de notre cœur et de sa Parole où il nous parle et nous invite à demeurer en Lui ?

La consigne « Avance au large » ne nous invite-t-elle pas à aller vers les autres pour leur dire, par notre témoignage de vie et par nos paroles de consolation, le bonheur que nous procure notre confiance dans le Christ ?

En ce dimanche des malades et de la santé, nous portons dans notre prière toutes ces personnes éprouvées et toutes celles qui leur prodiguent, souvent avec beaucoup d’amour et de bienveillance, les soins nécessaires.

En visitant les personnes malades, peut-être ferons-nous, au pied de leur lit, la même expérience qu’Isaïe, Pierre ou Paul ! Nous pouvons, en effet, nous sentir « tout-petits » face à la force d’âme que certaines peuvent avoir ou à l’abandon confiant dont d’autres font preuve.

Rencontrer le Christ dans la liturgie et la célébration des sacrements ou le rencontrer dans l’ordinaire de nos vies, dans notre présence aux plus petits et aux plus fragiles ne va pas sans vertige devant ce mystère de la vie reçue de Dieu. Face à nos fragilités, nous pouvons éprouver cette « bienfaisante et douloureuse joie » de nous découvrir tout-à-la fois aimés et incapables, par nos seules forces de répondre à cet amour. Mais nous le pouvons avec la grâce de Dieu !
Jacques Roger