Infos du 16 au 24 février 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Cette semaine, nous portons dans notre prière : Simone Moreau, 91 ans, à La Chapelle-Souëf, Renée Brouard, 85 ans, à Saint-Martin-du-vieux-Bellême.

6e dimanche du Temps ordinaire - C

Samedi 16 février 2019
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 17 février 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière l’abbé Jean Bizet (79e anniversaire de sa naissance).

Dimanche 17 février 2019
14 h au presbytère, rencontre des couples qui célébrer leur mariage cette année dans notre Pôle missionnaire du Perche sud

Mercredi 20 février 2019
14 h au presbytère, rencontre des accompagnateurs des collégiens du Perche sud
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 21 février 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 réunion du Mouvement Chrétien des Retraités

Vendredi 22 février 2019
11 h messe à l’oratoire du presbytère
16 h réunion de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul

7e dimanche du Temps ordinaire - C

Samedi 23 février 2019
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 24 février 2019
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé
baptême de Dylan Jenvrin

Nous portons dans notre prière : Denise Mignard, Serge Merle, Thérèse Bédane, Paulette Bruneau.

Non au mal et au Malin

La Parole de Dieu, aujourd’hui nous invite au bonheur. Mais quel bonheur Jésus nous propose-t-il ? Déjà dans le livre du Deutéronome, le Seigneur indique à Moïse : « Je mets devant toi la vie et la mort, le bonheur ou le malheur. Choisis donc la vie ! »

Choisir la vie en mettant sa foi dans le Seigneur, comme nous y invite le psalmiste. Choisir la vie, n’est-ce pas l’engagement que prend le nouveau baptisé et, s’il est trop jeune, qu’il reprendra lors de sa profession de foi ? Hélas ! Beaucoup de baptisés aujourd’hui ne poursuivent pas dans la vie chrétienne. N’est-il pas temps que chaque baptisé - et tout être humain digne de ce nom — se réveille et renouvelle dans son cœur cet engagement pour mener, avec d’autres le combat, contre le mal et les forces de mort qui peuvent l’habiter à certains moments et contre la violence, souvent aveugle, qui déferle en ce moment dans la société française.

Racisme, antisémitisme, antichristianisme, pédo-criminalité, violence contre les personnes et les biens, remise en cause de la démocratie représentative, culture de mort n’est-ce pas là l’œuvre du « Malin » dont nous demandons au Seigneur, dans la prière du Notre Père, qu’il nous en délivre.

« Rejetez-vous le mal et ce qui conduit au mal, et Satan, l’auteur du mal et du péché ? » demande le prêtre ou le diacre au nouveau baptisé ou à ses parrain ou marraine. « Oui, je le rejette », répondent-ils. Peut-être a-t-on oublié que ce Satan dont le nom signifie « accusateur », que ce diable qui signifie « diviseur » était inoffensif. Nous croyons en Dieu, le Père de toute bénédiction. Nous ne croyons pas au démon, nous le voyons ou plutôt nous constatons ses effets : il rôde et déferle sa haine et sa violence sur les réseaux sociaux pour pervertir les cœurs et semer le trouble, la violence et la division dans une vie sociale que l’on souhaiterait harmonieuse, à l’image de Dieu-Trinité. Aux chrétiens de Galatie, saint Paul décrivait les fruits amers de ceux qui laissent le diable les animer : « inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre… Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. »

Tous les textes de la Parole de Dieu de ce dimanche nous indiquent que le véritable bonheur se trouve dans une relation intime et amoureuse avec Dieu et une bienveillance à l’égard de tout être humain, sans oublier les autres créatures de Dieu. « Malheur à l’homme dont le cœur se détourne du Seigneur. Il ne verra pas venir le bonheur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée. » Le psalmiste le crie : « Heureux l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants… » Saint Paul met en garde les chrétiens de Corinthe contre le soupçon d’une vie éternelle dans le bonheur en Dieu : « Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. » Et Jésus, à travers cette exhortation rapportée par saint Luc nous met en garde contre notre somnolence et notre indifférence : « Quel malheur pour vous qui ne comptez que sur vos richesses matérielles ! Quel malheur pour vous qui êtes repus ! »

Mais Dieu ajoute : « Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur… Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt. » Le message de Jésus va, par bien des côtés à l’encontre de celui du monde et du Mauvais : « Heureux vous les pauvres [qui avez votre amour pour seule richesse]. Heureux vous qui avez faim [de justice, de respect, de vérité…]. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent, vous excluent et vous insultent à cause du Fils de l’homme. »

Face au mal et au Malin qui déferle sur nos sociétés, les chrétiens ont la belle mission, non pas d’hurler avec les loups, mais, comme le dit saint Paul : « Ne vous lassez pas de faire le bien. » N’est-ce pas ainsi que nous pouvons contribuer à rendre notre société vraiment humaine ?
Jacques Roger