Infos du 21 au 28 avril 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Dimanche de Pâques 21 avril 2019
10 h 30 à Bellême, messe de la Résurrection, baptême de Nora El-Serkh, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Jean Bresteau, Paulette Bruneau, Geneviève Arnauld, Bernadette Bourreau et sa fille Valérie Volant.

Lundi 22 avril 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mardi 23 avril 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 24 avril 2019
14 h réunion de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 25 avril 2019
11 h 30 messe à Chemilli (chapelle Saints-Louis-et-Zélie)
14 h 30 réunion du Mouvement Chrétien des Retraités

Vendredi 26 avril 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
20 h au presbytère, rencontre des parents qui demandent le baptême pour leur enfant (1re étape)

Samedi 27 avril 2019
10 h au presbytère, catéchèse des jeunes de 6e

2e dimanche de Pâques - La divine Miséricorde

Samedi 27 avril 2019
18 h 30 messe à l’église de Dame-Marie

Dimanche 28 avril 2019
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Paulette Bruneau, Julien Bourgouin, Marguerite Hérouin.

Feu qui détruit, purifie, rassemble et réchauffe

En entrant dans cette grande veillée pascale, nous avons allumé le feu et nous avons demandé à Dieu de le bénir. Ce feu nouveau est le symbole du Christ qui est venu apporter le feu de l’amour sur la terre. « Je suis venu apporter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé. Je vais recevoir un baptême et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qui soit accompli. » (Lc 12, 49).

Jésus parlait du baptême dans sa mort et du feu de l’Esprit dont il souhaitait qu’il embrase les cœurs et le monde. C’est autour de ce feu pascal que nous nous sommes rassemblés et c’est sur le cierge pascal que nous avons posé les 5 grains d’encens qui représentent les 5 plaies du Christ. Ce feu pascal rassemble les baptisés et réchauffe notre foi comme le Ressuscité a réchauffé autrefois le cœur des disciples quittant désespérés Jérusalem en direction d’Emmaüs.

Mais tous les feux ne réchauffent pas les cœurs. Nous avons vu lundi soir le feu destructeur qui a détruit une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. En ce jour où nous revivons et faisons mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus, notre Sauveur, je voudrais tenter de relire cet événement à la lumière de notre foi et de l’actualité de notre Église, peuple de Dieu. Une Église qui semble s’effondrer comme le toit de la cathédrale Notre-Dame.

Comme chacune des églises de nos villages, la cathédrale Notre-Dame est le symbole de l’Église (avec un É majuscule), le symbole du peuple qui appartient à Dieu, un peuple bigarré : peuple de croyants et d’incroyants, de mal-croyants et d’indifférents, de révoltés, mais également de gens en quête de Dieu, de personnes en recherche de sens, un peuple de saints et de pécheurs entremêlés.

C’est le feu destructeur qui a sévi lundi soir et détruit une partie de la cathédrale à commencer par la flèche. Ce feu destructeur n’est-il pas le symbole de cet autre feu qui, par les péchés de ses membres, révélés aujourd’hui au grand jour, a sévi depuis trop longtemps dans l’Église et a détruit trop de personnes, victimes du Mal ?

Ce feu destructeur, et c’est notre espérance, peut être aussi un feu purificateur. Il peut assainir notre Église de tous les abus de pouvoir sur les personnes, les corps, les âmes et les consciences dénoncés par le pape François. Par ce feu purificateur, le Seigneur ne désire-t-il pas assainir son Église et la sanctifier afin de redonner la confiance aux croyants et de le remettre, Lui, le Seigneur, au cœur de nos vies ?

La structure a résisté mais certains aspects de la cathédrale demeurent vulnérables. Et le souhait se fait largement entendre : il faut reconstruire Notre-Dame.

Un bel élan de solidarité s’est manifesté autour de ce monument au moment nous entrions dans la semaine sainte, comme l’an dernier notre pays s’était rassemblé, à ce même moment, autour de la mort du colonel Arnaud Beltrame. N’est-ce pas étonnant cette coïncidence ? Ne pouvons-nous pas lire ces événements comme un appel que Dieu lance à ses enfants en dérive ?

Il faut reconstruire Notre-Dame, comme il faut réparer notre Église, peuple de Dieu. La structure tient bon car elle est fondée sur le roc qu’est le Christ et sa structure ministérielle et sacramentelle demeure intacte. Mais comme la cathédrale Notre-Dame, notre Église est atteinte en son cœur.

Certains ont fait remarquer qu’à l’intérieur de la cathédrale la croix et la Vierge Notre-Dame du Pilier sont demeurés debout. La croix, instrument de supplice devenu signe de salut, la Vierge, témoin de la conversion de Claudel et de beaucoup d’autres, Marie honorée comme mère de l’Église nous invitent en ce jour de Pâques à demeurer malgré tout dans la confiance — malgré les forces du mal et de mort qui assaillent notre Église et la vie de nos sociétés.

La croix et Marie au pied de la croix, le Ressuscité et Marie avec les apôtres dans l’attente du don de l’Esprit, ne nous invitent-ils pas, comme membres du corps du Christ, à laisser le feu de l’Esprit saint nous purifier de nos péchés et reconstruire notre Église dans la communion en vue de la mission ?

Le corps de Jésus maltraité et humilié, pendu à la croix et mis au tombeau a été relevé par le Père qui, par la résurrection, efface l’humiliation de son Fils et reconnaît la vie belle et bonne qui a été la sienne.

Le corps ecclésial du Christ, humilié par le péché de ses membres qui ont blessé le corps et l’âme des victimes, est invité à se laisser embraser par le feu de l’amour purificateur de Dieu, comme l’ont été les saints qui sont l’honneur de notre Église et qui nous montrent différents chemins qui mènent à la Vie.

En ce jour de Pâques, dans la troublante actualité de la vie de notre Église et du monde, laissons-nous atteindre à la fois par les larmes de Marie-Madeleine qui panique devant le tombeau ouvert, laissons résonner en nous le silence de Pierre qui, peut-être, pense à son reniement, et laissons-nous envelopper par la confiance inouïe de Jean : « Il vit et il crut », la vie du Crucifié-Ressuscité a vaincu la mort. Notre vie, reliée au Christ, est plus forte que toutes les forces de mort. Nous sommes invités à reconstruire, avec le Ressuscité, ce qui a été détruit. Dans l’espérance enracinée en Christ mort et ressuscité d’entre les morts !
Jacques Roger