Infos du 14 au 22 septembre 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière les défunts de cette semaine : Madeleine Guesdon, 97 ans, à Bellême, Louis Brouard, 96 ans, à Bellême.

Fête de la Croix glorieuse du Seigneur

Samedi 14 septembre 2019
18 h 30 messe à l’église d’Origny-le-Butin

Dimanche 15 septembre 2019
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Jacky Bourdin, la famille Raineau.

Lundi 16 septembre 2019
15 h chapelle de l’hôpital, inhumation de Mme Madeleine Guesdon
18 h église d’Appenai-sous-Bellême, prière avec Perche Verrières Espérance

Mardi 17 septembre 2019
8 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 18 septembre 2019
10 h à Bellême, inhumation de M. Louis Brouard
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents
18 h 30 au presbytère, réunion des collégiens 5e, 4e et 3e

Jeudi 19 septembre 2019
rencontre de l’aumônerie de l’EHPAD La Rose des vents
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 20 septembre 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Samedi 21 septembre 2019
10 h au presbytère, catéchèse des jeunes de 6e
16 h 45 à Bellême, baptême de Natao Jacquet

25e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 21 septembre 2019
Attention !!!
La messe n’aura pas lieu à Dame-Marie mais à Sérigny à 18 h 30

Dimanche 22 septembre 2019
Attention !!!
10 h messe en plein air au Prieuré de Saint-Martin « Merci pour la Création »

Le groupe Trésor de nos églises de notre Pôle missionnaire du Perche sud vous invite samedi 21 septembre 2019 à découvrir à 17 h : l’église de Saint-Jean-de-la-Forêt et à 18 h : l’église de Dame-Marie.

Invités à porter sa croix et à laisser le Christ en croix nous porter

En nous regardant faire le signe de la croix sur le petit enfant lors de son baptême, des non-initiés ont pu être surpris voire choqués : pourquoi faire sur cet enfant innocent le signe d’un antique instrument supplice ? Certains philosophes ont ironisé sur les chrétiens qui, à leurs yeux, semblaient pratiquer une religion d’esclaves. Il est vrai, en effet, que Jésus a vécu le supplice infâmant de la crucifixion qui était infligé par les Romains pour les délits des esclaves et des criminels. Paul, bénéficiant de son titre de citoyen romain sera décapité tandis qu’Étienne sera lapidé à cause de sa foi en Christ.

Curieusement, c’est cet instrument de supplice que les chrétiens ont gardé comme symbole de leur appartenance au Christ. Mais ce n’est pas tant comme instrument de torture que comme signe d’un amour que nous vénérons la croix, à cause du sens que Jésus lui a donné : « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne », « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font », « Aujourd’hui avec moi, tu seras dans le paradis ».

Au cours des vingt siècles qui viennent de s’écouler, les artistes ont représenté la croix et le Christ en croix de différentes façons : certains mettent l’accent sur les souffrances de Jésus, d’autres sur la paix et l’amour qui l’habitent. Si l’Église a instauré la fête de la Croix, c’est celle de « la Croix glorieuse » par laquelle Jésus a triomphé de la haine et de la mort. La croix demeure pour nous le signe, à la fois, du « non » et du « oui » que les hommes disent à Dieu : les deux brigands crucifiés de chaque côté de Jésus sont le signe du oui et du non donné à Dieu. La croix s’inscrit donc dans la manière dont Jésus a vécu sa vie suscitant la réponse des hommes envers Dieu ; elle récapitule toute son existence, sa manière d’être et de vivre, et aussi de mourir.

La croix est le signe du dépouillement total de notre Dieu comme le souligne saint Paul : « Le Christ s’est abaissé en devenant obéissant jusqu’à mourir sur une croix. » Pour Jésus, obéir au Père ce n’est pas exécuter un ordre venu de l’extérieur, c’est aller jusqu’au bout de l’amour qu’il reçoit du Père et qu’il porte à tous ses frères humains. La mission du Fils est bien de donner corps à l’Amour du Père pour les hommes. Il le fait en allant jusqu’au bout du don de sa vie sur la croix. En ce sens la croix est à la fois révélation du véritable visage de Dieu et salut offert aux hommes.

Ainsi, la croix, instrument de mort — pensons aux croix de nos infidélités, de nos faiblesses, de nos insuffisances personnelles, de nos médisances et de nos calomnies — devient signe de vie et d’amour — pensons aux croix de notre fidélité quotidienne, des services rendus, du respect de la dignité de chaque personne. Par l’amour qui remplit sa vie, le Nouvel Adam transforme l’arbre de la mort qui a fait chuter le premier Adam en arbre de vie pour notre salut. Le Père reconnaît en son Fils l’Amour dont lui-même resplendit ; c’est pourquoi, comme l’affirme saint Paul : « il l’a élevé afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, au ciel, sur terre et aux enfers. »

Comme le serpent de bronze élevé sur un mât était pour les Hébreux dans le désert l’antidote contre les morsures des serpents, ainsi la croix du Christ est pour nous, qui traversons les déserts du monde, comme le contrepoison devant les tentations du mensonge, de la haine, de la violence, de la mort.

La croix mortifère, devenue glorieuse par l’Amour qui y a été crucifié, n’est-elle pas pour nous le signe de cette vie divine qui nous est donnée par le baptême et les autres sacrements ?

Si nous sommes appelés par les circonstances de la vie à porter notre croix, finalement n’est-ce pas elle, la croix du Christ, qui nous porte et nous élève ?

Croix plantée sur nos chemins,
Bois fleuri du sang versé,
Sauve en nous l’espoir blessé !

Jacques Roger