Infos du 12 au 20 octobre 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière les défunts de cette semaine : Lucette Pilpay, 91 ans, à Bellême, Roger Dutertre, 87 ans, au Gué-de-la-Chaîne.

28e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 12 octobre 2019
18 h 30 messe à l’église de Pouvrai

Dimanche 13 octobre 2019
10 h 30 Bellême, 11 h Igé
Marche paroissiale en famille
pique-nique à 12 h 30 à la Vallée Aubry
messe à 15 h à l’église d’Appenai-sous-Bellême

Nous portons dans notre prière : Jean Didier, Alain Patin.

Lundi 14 octobre 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30, au Gué-de-la-Chaîne, inhumation de M. Roger Dutertre

Mardi 15 octobre 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mercredi 16 octobre 2019
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents
18 h 30 et 20 h 30 salle des Fêtes de La Rouge, rencontre avec Mgr Bernard-Emmanuel Kassanda et le père François Ntumba

Jeudi 17 octobre 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
15 h réunion d la Conférence Saint-Vincent-de-Paul
17 h au presbytère, réunion de l’équipe pastorale paroissiale

Vendredi 18 octobre 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Samedi 19 octobre 2019
14 h 30 à Bellême, inhumation de Mame Lucette Pilpay
16 h 45 à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême, baptême d’Appoline Blondeau

29e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 19 octobre 2019
18 h 30 messe à l’église du Gué-de-la-Chaîne

Dimanche 20 octobre 2019
10 h 30 Bellême, 11 h Igé
14 h 30 à Sées, célébration du jumelage entre les diocèses de Séez et de Mbujimayi

La simplicité et la beauté de la foi

Le Deuxième livre des Rois et l’évangile de Luc mettent en avant deux hommes qu’on n’attendait pas comme modèles de foi dans le monde juif de l’époque. Le général Naaman est tout d’abord surpris, voire choqué, par la demande du prophète Élisée : plonger sept fois dans le Jourdain pour être purifié de sa lèpre lui paraît trop simple voire simpliste. Il a l’impression qu’Élisée se moque de lui et il veut rebrousser chemin. Apaisant sa colère, ses serviteurs l’invitent à exécuter, malgré tout, l’ordre du prophète : « Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, combien plus lorsqu’il te dit : “Baigne-toi et tu seras purifié”. » Malgré tout, il s’exécuta et « sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant ».

C’est alors que Naaman pousse un cri de foi : « Désormais, je le sais, il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël. » Ainsi, le Syrien passe de la simple guérison de son corps à la reconnaissance du salut de toute sa personne par la relation que, désormais, il entretient avec Dieu.

N’est-ce pas là ce qui distingue la guérison du salut ? Dieu peut nous guérir de nos blessures intérieures sans que nous soyons sauvés pour autant. Le salut nous est donné par la foi, la reconnaissance et la relation intime que nous entretenons avec l’Auteur de la guérison. Dans l’action de grâce.

Les dix lépreux lancent, eux aussi, leur cri. Cri de détresse et de confiance : « Jésus, Maître, prends pitié de nous. » Celui-ci les renvoie vers les prêtres du Temple qui, seuls, sont habilités à constater leur guérison et à les réinsérer dans la vie sociale.

En chemin, tous ont été guéris de la lèpre. Un seul est sauvé par la foi : cette foi le fait revenir vers Celui qu’il reconnaît être l’auteur de sa guérison et qui lui dit, alors qu’il se tient prosterné : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

Ces deux figures du Syrien et du Samaritain, non juifs, exclus de toute vie sociale à cause de leur lèpre, ne sont-ils pas les révélateurs de l’amour inconditionnel de Dieu pour tout être humain ?

Non seulement ils sont guéris mais, par la relation de confiance et d’amour que désormais ils entretiennent avec Dieu, le Père pour le Syrien et avec Jésus, le visage humain de Dieu, pour le Samaritain, ils sont sauvés. La foi du Syrien s’exprime par un cri et par la terre qu’il emporte comme une relique dans son lieu de vie, celle du Samaritain s’exprime par un chant de louange et par le demi-tour qu’il effectue pour revenir exprimer son « merci » à Celui qui l’a guéri.

« Relève-toi et va ta foi t’a sauvé ! » S’incliner, se prosterner, s’agenouiller devant le Seigneur est un geste de foi et de reconnaissance. En m’invitant à me relever et à poursuivre mon chemin, le Seigneur me confère la dignité de l’être humain qui se tient debout devant son Dieu et à qui le Seigneur confie de témoigner de ce que j’ai reçu.

N’est-ce pas là l’image des deux sacrements du baptême et de la réconciliation qui, tous les deux, nous purifient de la lèpre du péché, nous relèvent et qui, tous les deux, nous donnent ou nous redonnent la dignité d’enfant de Dieu ?

Comme nous y invite saint Paul : « Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts : voilà mon évangile. » Et Paul témoigne : « C’est pour cet évangile que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la Parole de Dieu. »

Paul sait par expérience que la vie chrétienne est une vie unie au Christ en sa mort et en sa résurrection. Au cœur même de l’épreuve, se trouve la joie de la relation : « Si nous manquons de foi, Lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même. » Nous pouvons dire avec saint Irénée, évêque de Lyon au IIe siècle : « La gloire de Dieu, c’est que l’homme vive et la vie de l’homme, c’est de voir Dieu. » Déjà, nous le voyons à l’œuvre par la foi, mais c’est un peu flou, comme dans un miroir, un peu déformant ; quand l’heure sera venue, nous le verrons en pleine lumière tel qu’il est. Simplicité et beauté de la foi !
Jacques Roger