Infos du 9 au 17 novembre 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

32e dimanche du temps ordinaire

Samedi 9 novembre 2019
18 h 30 chapelle de l’hôpital de Bellême

Dimanche 10 novembre 2019
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Jacky Bourdin, l’abbé Jean Bizet (6e anniversaire).

12 h ce dimanche, à la Maison des Associations à Bellême, rencontre des couples qui se préparent à célébrer leur mariage en 2020 dans notre Pôle missionnaire

Lundi 11 novembre 2019 - Armistice de la guerre 1914-1918
9 h 30 messe à l’église de Bellême
11 h messe à l’église de La Perrière

Mardi 12 novembre 2019
14 h 30 à la Maison du Secours catholique, 98, rue Martin-du-Gard, atelier couture ouvert à tous en vue du marché de Noël
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 13 novembre 2019
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 14 novembre 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 à l’EHPAD La Rose des vents, jeux de société ouverts à tous avec les résidents.
17 h au presbytère, équipe pastorale paroissiale

Vendredi 15 novembre 2019
9 h 30 à Rémalard, équipe pastorale du Pôle missionnaire Perche sud

Samedi 16 novembre 2019 - Messe de Saint Hubert
10 h église de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême, avec le Vautrait du Perche

33e dimanche du temps ordinaire - Journée mondiale des pauvres

Samedi 16 novembre 2019
18 h 30 chapelle de l’hôpital de Bellême

Dimanche 17 novembre 2019
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Entre vie terrestre et vie céleste, continuité et discontinuité

Il n’a jamais été facile de croire à la résurrection, précisément parce que c’est une donnée de la foi chrétienne. Et la foi n’est pas l’évidence, c’est la confiance. Une confiance qui, pour nous, n’est assurée que dans la mort et la résurrection du Christ.

Cependant, quelques siècles avant Jésus, les croyants inspirés ont pensé que la vie des justes et celle des martyrs de la foi et de la charité ne pouvait pas s’éteindre et qu’il ne suffisait pas de parler de l’immortalité de l’âme mais de la résurrection de toute la personne au Jour de Dieu. C’est le cas des martyrs d’Israël et de leur mère qui les encourage à ne pas renier leur foi et à mourir pour leur attachement au Seigneur. « Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu. »

Au temps de Jésus, parmi les divers groupes religieux qui vivaient en Palestine, certains, comme les pharisiens, croyaient à la résurrection des morts tandis que les sadducéens, gardiens du Temple de Jérusalem, n’y croyaient pas. Ainsi, des sadducéens posent à Jésus une question d’école qui devient absurde : la loi du lévirat, inscrite dans le Deutréronome, imposait à une épouse, dont le mari venait de décéder, d’épouser son frère afin que donner une descendance au décédé — l’enfant porterait son nom. Les sadducéens imaginent que sept frères décèdent les uns après les autres après avoir épousé la veuve. La question : à la résurrection, de qui sera-t-elle l’épouse ?

Dans sa réponse, Jésus montre que le monde d’après la mort est différent du nôtre. A la résurrection finale, nous vivrons autrement : il y aura bien continuité — il s’agit bien de la même personne —cependant il y aura discontinuité : la personne sera transfigurée. Le monde à venir est différent de ce monde-ci : « Ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni mari ni femme, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. »

Pour parler de la résurrection des morts, saint Paul emploie l’image de la semence et de l’épi. Tous les deux ont même origine mais il y a épanouissement entre la semence et l’épi. Notre vie terrestre, qui est à l’état de semence, est appelée à s’épanouir en Dieu.

On peut aussi évoquer l’image de l’embryon et du bébé. C’est bien le même mais il est différent. L’embryon est parvenu à maturité. Notre vie terrestre, qui est encore en ce monde à l’état d’embryon, est appelée à naître à la vie du Ciel.

Lorsque nous professons « Je crois en la résurrection de la chair », cela veut dire que nous ne reviendrons pas à une vie terrestre telle que nous la connaissons mais que nos « corps de misère », comme l’écrit saint Paul, ou « nos pauvres corps », comme le souligne la liturgie, nos corps qui donnent forme à notre âme seront rendus pareils au corps glorieux du Seigneur.

Le « comment » dépasse notre imagination. Il n’est accessible que dans la foi. Mais notre participation à l’Eucharistie nous donne un avant-goût de cette transfiguration comme l’écrit saint Irénée, évêque de Lyon au IIe siècle : « De même que le pain qui vient de la terre après avoir reçu l’invocation de Dieu n’est plus du pain ordinaire, mais Eucharistie, constituée de deux choses, une terrestre et l’autre céleste, de même nos corps qui participent à l’Eucharistie ne sont plus corruptibles puisqu’ils ont l’espérance de la Résurrection. »

Saint Paul affirme : « On sème dans le tombeau un corps corruptible, il ressuscite corps incorruptible, corps spirituel. » Par le baptême et par la foi, nous sommes déjà ressuscité avec le Christ, mais, comme le souligne saint Jean, « ce que nous sommes ne paraît pas encore clairement ». Aujourd’hui, nous voyons par la foi, dans une vision imparfaite, lorsque l’heure sera venue, au Jour de Dieu, nous verrons en claire vision. En ce temps qui est le nôtre, saint Paul nous presse : « Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu et l’endurance du Christ. » N’est-ce pas ce que nous avons de mieux à faire en cette vie qui nous est donnée ?
Jacques Roger