Accueil > rubrique de stockage > stockage Saint-Léonard-des-clairières > Infos du 23 novembre au 1er décembre 2019 - Bellême

Infos du 23 novembre au 1er décembre 2019 - Bellême

dimanche 1er décembre 2019, par Jean-Noël

Nous portons cette semaine dans notre prière : Marie-Claude Michard, 83 ans, à Bellême, Dominique Bernard, 67 ans, à Bellême..

[|Fête du Christ roi de l’univers|]Samedi 23 novembre 2019
18 h 30 chapelle de l’hôpital de Bellême

Dimanche 24 novembre 2019
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Madeleine et Adolphe de Bloteau.

15 h à la cathédrale, ordination diaconale de Joseph Lulek et Alain Beurnardeau

Lundi 25 novembre 2019
10 h à Bellême, inhumation de Mme Dominique Bernard
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mardi 26 novembre 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 27 novembre 2019
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 28 novembre 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 29 novembre 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Samedi 30 novembre 2019
15 h lancement officiel de l’église Saint-Sauveur dans le réseau Églises ouvertes et accueillantes.

[|1er dimanche de l’Avent|]Samedi 30 novembre 2019
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 1er décembre 2019
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Rachel et Gilbert Lecourbe, Lucette Pilpay, Dominique Bernard.

 Sauve-toi toi-même !

En cette fête du Christ, roi de l’univers, nous est présenté Jésus, couronné d’épines et assis sur le trône de la croix. Drôle de représentation pour un roi ! Il est visiblement tourné en dérision mais ce qui est invisible se révèle être le cœur de ce crucifié rempli d’amour pour les hommes avec cette parole qui jaillit de tout son être : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! » En effet, ils ne savent pas ce qu’ils font ceux qui lui lancent à la figure : « Sauve-toi, toi-même, et nous croirons en toi ! »

Cette expression « Sauve-toi, toi-même » revient trois fois dans le récit de la crucifixion de Jésus : elle sort de la bouche des chefs du peuple, des soldats et de l’un des autres crucifiés. Cela montre combien les uns et les autres portaient en eux l’image d’un Dieu-magicien. Nous retrouvons ici les trois imprécations du Diable : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas… » Or, Jésus est venu révéler le visage d’un Dieu humble qui a pris notre condition humaine avec ses hauts et ses bas. Il a voulu vivre sa divinité au cœur même de son humanité. Une humanité marquée uniquement par l’amour. Il s’est mis à notre portée et est descendu jusqu’aux profondeurs du mal et de la mort pour nous en sortir et nous en libérer.

À l’heure où Jésus va donner sa vie pour le salut des hommes, deux logiques s’affrontent, symbolisées par l’un et l’autre des deux brigands : celle de la terre des hommes où l’on ne veut compter que sur soi pour se sauver ; celle du Royaume de Dieu où l’on s’en remet entièrement entre ses mains pour qu’il vienne nous sauver du Mal en nous prenant dans ses bras : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui-même aura cette même attitude : « Père, entre tes mains, je remets ma vie. »

Ces deux logiques, de la terre et du Ciel, ne cohabitent-elles pas en nous ? N’est-ce pas un combat intérieur à nous-mêmes que nous sommes appelés à mener ?

« Sauve-toi toi-même », c’est peut-être la voix que nous sommes tentés d’écouter quand la vie se fait trop dure et que nous cherchons à nous en sortir sans rien devoir à personne, en tirant notre épingle du jeu, en nous recroquevillant sur nous-mêmes.

« Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume », n’est-ce pas ce que nous inspire l’Esprit Saint qui nous invite à compter sur Dieu plus que sur nous-mêmes ?

Le salut que Jésus nous apporte est pour l’aujourd’hui de notre vie et il répond à la confiance que nous mettons en Jésus : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » Grâce à la confiance qu’il donne à Celui qu’il a vu vivre sa montée vers le calvaire, sans haine et sans hargne mais en pardonnant à ses bourreaux, ce malfaiteur reconnaissant est le premier des sauvés. N’est-ce pas pour nous une bonne nouvelle : Jésus est venu apporter le salut à tous les hommes pourvu que ceux-ci l’acceptent en toute confiance et humilité.

N’est-il pas bon de nous rappeler que les deux premiers sauvés sont, d’une part, Marie, préservée de tout péché par grâce de Dieu, et d’autre part, ce malfaisant qui reconnaît en ce crucifié le visage humain de Dieu ? Jésus n’est-il pas venu sauver les saints représentés par Marie et les pécheurs, représentés par ce larron auquel on a donné le nom de Dislas ?

Aujourd’hui, Jésus nous ouvre les portes du Paradis de la vie en Dieu qui demeure en nous. Le Roi de l’univers reçoit des autorités juives la couronne d’épines et son trône en forme de croix est offert par l’autorité romaine. Ainsi, est révélé au monde le vrai visage de Dieu, son humilité. Comme le souligne saint Paul : « Il est l’image du Dieu invisible… Il est la tête du corps qui est l’Église… Il est la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel. »

Ce roi, sans arme ni armée, exposé à la risée des passants, embrasse toute l’humanité par son amour démesuré : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Face à un tel amour, le Père ne pouvait que ressusciter celui qu’il avait suscité et envoyé pour montrer au monde son véritable visage. Cependant, n’est-ce pas encore et toujours un appel à la conversion du regard et du cœur pour ne pas nous tromper sur les véritables intentions de Dieu ? Comme le chante saint Paul : « Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a rendu capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière. » Par son humilité et par le sacrement du baptême, il grave en nous sa dignité de « prêtre, de prophète et de roi ». De prêtre, nous invitant à offrir notre vie avec lui, de prophète, nous appelant à témoigner de Lui envers et contre tout et de roi pour nous mettre au service les uns des autres comme il l’a fait lui-même.
Jacques Roger