Infos du 18 au 26 janvier 2020 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière : Raymond Ligot, 92 ans, à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême, M. Moulin, à Bellême.

2e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 18 janvier 2020
18 h 30 chapelle de l’hôpital

Dimanche 19 janvier 2020
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Bernadette Norbert.

Lundi 20 janvier 2020
14 h Conférence Saint-Vincent-de-Paul
17 h messe à l’oratoire du presbytère
20 h église de Bellou-sur-Huisne, prière œcuménique pour l’unité des chrétiens

Mardi 21 janvier 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 réunion du Mouvement Chrétien des Retraités
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 22 janvier 2020
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents
18 h groupe d’approfondissement de la foi

Jeudi 23 janvier 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 24 janvier 2020
17 h messe à l’oratoire du presbytère
19 h rencontre des jeunes qui se préparent à célébrer la Confirmation

Samedi 25 janvier 2020
10 h catéchèse des jeunes de 6e et rencontre de collégiens 5e, 4e et 3e
20 h rencontre des foyers accompagnateurs des couples qui se préparent à célébrer leur mariage

3e dimanche du Temps ordinaire - Dimanche de la Parole de Dieu

Samedi 25 janvier 2020
18 h 30 chapelle de l’hôpital

Dimanche 26 janvier 2020
10 h 30 Bellême, 11 h Igé
14 h au presbytère, rencontre des jeunes qui se préparent à célébrer leur mariage dans le Pôle missionnaire du Perche sud.

J’ai de la valeur aux yeux du Seigneur

L’oracle d’Isaïe s’adresse à Israël : ce peuple a été choisi pour être le signe de la présence vivante et agissante de Dieu au milieu des autres nations. Mais Israël a failli à sa mission : il s’est détourné de son Dieu et a adoré des idoles. Ses inconséquences ont fait qu’il a été envahi par les Babyloniens et une partie du peuple a été déporté dans ce pays. Mais Dieu n’abandonne jamais les siens quoiqu’ils fassent : par Isaïe, Dieu s’adresse à ceux qui sont demeurés au pays pour qu’ils accueillent ceux qui reviendront d’exil, qu’ils reconstruisent le Temple et qu’ils retrouvent un temps de paix.

Ainsi, Israël reçoit confirmation du choix de Dieu : « En toi, je manifesterai ma splendeur. » Le peuple peut répondre au Seigneur dans une sorte de profession de foi : « J’ai de la valeur aux yeux du Seigneur. C’est mon Dieu qui est ma force. » Curieusement, l’amour de Dieu pour son peuple va encore bien au-delà : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur… Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » C’est à un peuple rebelle et idolâtre que le Seigneur confie la mission de le faire connaître et aimer. N’est-ce pas étonnant ?

Les premiers chrétiens ont relu l’oracle d’Isaïe en montrant qu’il s’accomplit pleinement en la personne de Jésus :
—  c’est lui le Serviteur de Dieu et des hommes,
—  c’est lui le Sauveur promis par Dieu et attendu par Israël,
—  c’est lui la lumière venue éclairer les nations et les guider pour qu’elles deviennent plus humaines.

N’est-ce pas cela le Salut qu’est le Christ Jésus lui-même : Dieu, le plus humain des êtres humains, nous invite à nous humaniser de plus en plus. N’est-ce pas d’humanité que nos contemporains et nos sociétés ont aujourd’hui le plus grand besoin ? Chacun de nous, les baptisés, n’est-il pas chargé par son comportement, sa manière d’être, d’agir et de parler d’apporter à nos sociétés hautement technicisées un plus d’humanité ?

Jean Baptiste, qui appelait le peuple à la conversion du regard et du cœur et au retournement vers Dieu, s’efface devant celui qu’il nomme « l’Agneau de Dieu ». L’agneau, en référence à Isaïe, c’est le bouc émissaire, celui qui est chargé de tous les péchés du peuple. Ainsi, comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, Jésus sera conduit au supplice de la croix, selon le mot de Caïphe : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour tout le peuple. »

« Je ne le connaissais pas », affirme par deux fois Jean Baptiste, qui est pourtant le cousin de Jésus. Il le connaissait de l’extérieur mais il a fallu l’inspiration de l’Esprit pour qu’il le connaisse de l’intérieur : « J’ai vu l’Esprit descendre sur lui comme une colombe et demeurer sur lui… Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Passer d’une connaissance extérieure de Jésus à une connaissance intime, n’est-ce pas le chemin que nous avons tous à faire ? Cela ne peut se produire que si nous fréquentons régulièrement et assidûment les Écritures et que celles-ci deviennent pour nous Parole de Dieu. Si Jean Baptiste donnait le baptême de conversion, Jésus, lui, nous donne le baptême qui nous plonge dans l’Esprit saint, cet Esprit d’amour, de réconciliation et de paix déposé en lui par le Père.

Dimanche prochain, le pape François nous invite à mettre la Parole de Dieu à l’honneur. C’est d’elle, en effet, que nous recevons notre dignité : « J’ai de la valeur aux yeux du Seigneur ». Par le baptême, nous devenons d’autres Christ, nous sommes marqués de l’Onction sainte qui nous configure au Christ, l’Oint du Père. Nous sommes consacrés pour la mission qui est la mission même de Jésus, l’Envoyé du Père : manifester les œuvres du Père, lui rendre grâce, nous laisser modeler par lui pour travailler avec lui à rendre nos sociétés plus humaines et dire à chaque être humain : tu as de la valeur aux yeux du Seigneur.
Jacques Roger