Infos du 22 février au 1er mars 2020 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière : Marie-Thérèse Guillin, 93 ans, à Bellême.

7e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 22 février 2020
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 23 février 2020
10 h 30 Bellême , 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : l’abbé Jean Bizet (il aurait eu 80 ans le 18 février).

Lundi 24 février 2020
10 h Bellême inhumation de Mme Marie-Thérèse Guillin
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
16 h 30 réunion du groupe Saint-Thomas d’Aquin « Approfondissement de la foi »

Mardi 25 février 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 réunion du Mouvement Chrétien des Retraités

Mercredi 26 février 2020 - Entrée en Carême - Jeûne et abstinence pour ceux qui le peuvent
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

  • 19 h église du Theil-sur-Huisne : célébration d’entrée en Carême avec les 4 paroisses du Pôle missionnaire du Perche sud
  • 20 h partage du potage, pain, pomme
    Offrande libre pour le diocèse de Mbujimayi

Jeudi 27 février 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère, réunion de l’équipe pastorale paroissiale

Vendredi 28 février 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

1er dimanche de Carême

Samedi 29 février 2020
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 1er mars 2020
Messe 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Jean Tasse, Lucette Pilpay.

Briser le cycle infernal de la violence

C’est bien ce à quoi Jésus nous invite tout au long du Sermon sur la montagne. Déjà la loi du talion « Œil pour œil, dent pour dent » était un progrès par rapport à un principe de vengeance absolue face à un tort qui pouvait être limité. Dieu, par son prophète Moïse invitait à faire un pas de plus, à ne pas haïr son frère dans son cœur, à ne pas se venger, à ne pas garder rancune et à aimer son prochain comme soi-même. Ainsi, Dieu invitait les membres de son peuple à grandir en humanité et à progresser sur le chemin de la sainteté à l’image du Créateur qui est le seul Saint.

Dans le sermon sur la montagne, Jésus invite ceux qui veulent devenir ses disciples à gravir un échelon, à adopter le principe de non-violence. Il invite, contre toute raison humaine, à tendre l’autre joue quand on a été frappé alors que la suite naturelle est la réplique. Tendre l’autre joue, n’est-ce pas demander à celui qui est frappé, agressé ou moqué une attitude héroïque que peu de gens peuvent accomplir ? Sans doute ! Mais n’est-ce pas une telle attitude qui peut désamorcer le cycle infernal d’une violence qui pourrait ne jamais s’arrêter ?

Laisser son manteau à celui qui prend ta tunique, faire deux mille pas avec celui qui t’oblige à en faire mille, n’est-ce pas cela la miséricorde qui surpasse la simple justice ? Autrement dit, Jésus invite ses disciples à aller plus loin dans la générosité avec l’usurpateur. Cependant, nous pouvons nous poser la question : une telle attitude est-elle possible à l’être humain que nous sommes, marqué par le péché originel qui nous fait dire avec l’apôtre Paul : « Je n’arrive pas à accomplir le bien que pourtant je voudrais faire et je fais le mal que je voudrais éviter » ?

Une telle attitude ne nous est pas naturelle mais, avec patience et combat spirituel, sans doute pouvons-nous l’acquérir avec la grâce de Dieu. Aux hommes, c’est impossible, mais à Dieu tout est possible.

N’est-ce pas pour acquérir une telle attitude que Jésus nous invite à prier pour ceux qui ne nous reviennent pas, ceux avec qui nous avons du mal, ceux qui nous en veulent ? La prière pour les autres n’est pas faite d’abord pour changer les autres, encore que… mais pour changer sa propre attitude vis-à-vis des autres.

N’est-ce pas d’ailleurs l’attitude de Dieu envers nous qui pouvons parfois nous montrer ingrats envers Lui ? L’invitation de Jésus à aimer ses ennemis, ceux qui me veulent du mal, et à prier pour eux, n’est-ce pas ce qu’il a fait lui-même en donnant sa vie pour nous et pour tous les hommes : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Comme l’écrit saint Paul, cette attitude est folie aux yeux du monde mais elle est sagesse aux yeux de Dieu.

Le cœur du message de Jésus n’est pas, comme on le pense trop souvent : « Aimez-vous les uns les autres. » Déjà, en essayant d’aimer les autres, il ne faut pas oublier le « comme je vous ai aimés ». Aimer, oui, mais à la manière dont Jésus nous aime : en donnant sa vie. Là, en invitant à aimer ceux qui nous détestent, il appelle à prendre le chemin qu’il a lui-même pris lors de sa Passion d’amour pour les hommes.

Bien sûr, cet amour de l’ennemi n’exclut pas un devoir de réaction, de réprobation si nécessaire, d’explication, de correction fraternelle parce que Jésus lui-même invite à ne pas cataloguer trop vite telle personne d’ennemie et surtout à ne pas la rejeter car Dieu seul est le juge suprême et il nous invite à laisser pousser ensemble l’ivraie et le bon grain, lui qui fait lever son soleil sur les justes et sur les injustes.

Comme nous le disions déjà dimanche dernier, ces chapitres 5 à 7 de l’évangile selon saint Matthieu, qui commence par les Béatitudes, est l’horizon que Jésus place devant les yeux de ceux qui veulent se mettre à son école, devenir ses disciples et grandir en sainteté, puisque là est notre véritable vocation.

Notre baptême a déposé en nous les germes de sainteté, il est en notre pouvoir de permettre à ces semences de grandir avec la grâce de l’Esprit qui, seul, peut féconder nos efforts et leur permettre de porter du fruit. C’est pourquoi, il nous faut sans cesse le lui demander.

Saint Paul montre en effet que tout être humain est « un sanctuaire de Dieu, puisque l’Esprit de Dieu habite en nous. » Notre vocation chrétienne n’est-elle pas de grandir en sainteté et ainsi de témoigner que la violence est un poison qui mène à la mort ? N’est-ce pas de cela que notre monde, où semble grandir la violence et la haine, a aujourd’hui le plus grand besoin ?

Quelqu’un m’a offert cette semaine un livre qui a pour titre : « La bienveillance est une arme absolue ». L’auteur développe : « Une arme de choc, une arme de joie. La bienveillance est la seule réponse à la crise morale que traversent nos sociétés. D’où l’urgence de radicaliser la bienveillance. De la pratiquer sans peur, sans honte, sans modération et sans nuances. »

N’est-ce pas l’attitude de Jésus dans ces chapitres de saint Matthieu ? L’Évangile n’est-il pas un trésor à portée de main pour rendre notre monde plus humain et pour progresser sur le chemin de la sainteté. Comment se fait-il qu’il ne soit pas plus connu et mis en œuvre ?

Jacques Roger