Infos du 14 au 22 mars 2020 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière : Éliane Vaudron, 76 ans, à Bellême, Laurent Bothineau, 49 ans, à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême.

3e dimanche de Carême

Samedi 14 mars 2020
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 15 mars 2020
messe 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Lundi 16 mars 2020
18 h église de Verrières, prière avec Perche Verrières Espérance

Mercredi 18 mars 2020
10 h Berd’huis, réunion du Comité de rédaction de Paroles de vie
14 h 30 Saint-Martin-du-Vieux-Bellême, inhumation de M. Laurent Bothineau
17 h messe à l’oratoire du presbytère

Jeudi 19 mars 2020
10 h messe au Theil-sur-Huisne avec les anciens d’AFN
18 h au presbytère, réunion de l’équipe pastorale paroissiale

Vendredi 20 mars 2020
8 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
17 - 19 h église de Rémalard, veillée de prière et possibilité de célébrer le sacrement de la pénitence-réconciliation.

Samedi 21 mars 2020
le rassemblement des enfants du primaire du Pôle missionnaire du Perche sud, prévu à Dancé, est annulé

4e dimanche de Carême

Samedi 21 mars 2020
18 h 30 messe à l’église du Gué-de-la-Chaîne

Dimanche 22 mars 2020
messe 10 h 30 à Bellême, avec les couples qui se préparent à célébrer leur mariage cette année, et à 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : l’abbé Bernard Maillard (décédé le 17 mars 2014), Bernard Chevillard, Henri Sarzier, Jacques Maurice, Martine et Dominique Cotreuil, Geneviève Arnauld.

Deux mendiants assoiffés auprès d’un puits

La traversée d’un désert est éprouvante : la faim et la soif, la chaleur le jour et le froid la nuit. Libéré de l’esclavage, le peuple que Dieu s’est choisi fait l’expérience d’une liberté qui n’est pas facile à gérer. Aux premières difficultés, ils se rebellent rejetant la responsabilité sur Celui qui les a libérés et sur son serviteur Moïse. Ils se mettent à douter de la sagesse et de la bonté de leur Libérateur en récriminant contre lui et ils le mettent au défi : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

La traversée d’un désert, l’arrivée d’une épreuve n’est-elle pas pour nous aussi l’heure de vérité où nous pouvons donner notre confiance — aux autres, à Dieu — malgré tout, dans la nuit, ou au contraire nous enfermer sur nous-mêmes et récriminer ? En poursuivant malgré tout le chemin commencé, peut-être ferons-nous l’expérience vitale que Dieu, malgré son silence, ne nous abandonne pas. Il nous envoie des signes, savons-nous les repérer ?

Douze siècles plus tard, il est midi, l’heure où le soleil est à son zénith. Jésus, fatigué, s’assoit auprès du puits de Jacob. Le premier, il tend la main à une femme arrivant avec sa cruche : « Donne-moi à boire ! »

Étonnée par l’audace de cet homme, elle ne tarde pas à lui faire remarquer qu’il brise les codes : entre juifs et samaritains, ennemis depuis des siècles, entre hommes et femmes qui doivent garder leurs distances, et sur la question religieuse très discutée : Où convient-il d’adorer ? Ni ici, ni là, affirme-t-il, mais en tout lieu et surtout « en esprit et en vérité ».

Tous les deux ont soif et sont fatigués : Jésus, par la marche qu’il vient d’accomplir sous le soleil ; la samaritaine, par la lassitude à venir chaque jour puiser l’eau à ce puits qui est profond et fatiguée aussi par le regard soupçonneux que ses compatriotes portent sur elle.

Est-ce différent aujourd’hui ? Dans son encyclique sur l’écologie intégrale, le pape François écrit : « Il faut reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde, que cela vaut la peine d’être bons et honnêtes. Depuis trop longtemps déjà, nous sommes dans la dégradation morale, en nous moquant de l’éthique, de la bonté, de la foi, de l’honnêteté. L’heure est arrivée de réaliser que cette joyeuse superficialité nous a peu servi. Cette destruction de tout fondement de la vie sociale finit par nous opposer les uns aux autres, chacun cherchant à préserver ses propres intérêts ; elle provoque l’émergence de nouvelles formes de violence et de cruauté, et empêche le développement d’une vraie culture de protection de l’environnement. »

Au moment où le monde vit l’épreuve du coronavirus, il est bon de laisser émerger nos soifs profondes et d’entendre les aspirations les plus fortes de nos contemporains que Jésus peut venir étancher.

N’est-il pas lui-même tout à la fois le puits, l’eau, la source ? Dans ce beau dialogue, une autre soif se fait jour et une autre eau va sourdre d’un autre puits, « eau jaillissant d’une source pour la vie éternelle » : la femme, qui a connu plusieurs échecs affectifs, aspire à trouver le véritable amour ; Jésus, se révèle être l’Envoyé du Père, le Messie attendu qui, comme un sourcier, va faire jaillir au cœur de de cette femme l’amour, la reconnaissance, la confiance, la foi et l’audace. Tour à tour, elle va grandir dans une sorte de confession de foi : « Serais-tu plus grand que Jacob, le patriarche ? » « Je le vois, tu es un prophète ! »

Cette femme, toute à l’écoute de Jésus comme une disciple, va se faire missionnaire. Elle se sent envoyée vers ses compatriotes avec cette invitation pointée d’une question : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Il n’en faut pas plus pour que tous viennent voir cet homme et se laissent toucher par lui. Ils sont venus sur invitation de la samaritaine, et grâce à elle, ils repartent touchés au cœur par la parole de Jésus. Leur témoignage est beau quand ils disent à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Ces personnes ont fait la rencontre avec le Christ et la femme a été l’instrument de cette rencontre. Ne sommes-nous pas, nous aussi les uns pour les autres, les instruments possibles de la rencontre de nos contemporains avec le Christ ?

Saint Paul lui-même en a fait l’expérience quand il a été accueilli, accompagné et guidé par Ananie. Il l’affirme lui-même : « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit saint qui nous a été donné. »

Puissions-nous faire nous-mêmes l’expérience de cette rencontre et laisser le Sourcier nous abreuver de l’eau vivifiante jaillissant du puits de son cœur pour la vie éternelle déjà commencée à notre baptême !

Puissions-nous devenir toujours davantage des disciples-missionnaires comme l’a été cette femme de Samarie après sa rencontre avec le prophète de Nazareth !
Jacques Roger