Infos du 13 au 21 juin 2020 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Cette semaine, nous portons dans notre prière : Éric Fank, 67 ans, à La Perrière.

Fête du corps et du sang du Christ

Samedi 13 juin 2020
18 h 30 messe à La Perrière

Dimanche 14 juin 2020
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Claude Roger, Bernard Vaseux, Marie-Thérèse et Roger Dutertre, Gisèle Gouin, François Towa.

Lundi 15 juin 2020
10 h 30 à La Perrière, inhumation de M. Éric Fank
18 h messe à la chapelle Saints-Louis-et-Zélie, La Croulerie à Chemilli

Mardi 16 juin 2020
9 h 30 Rémalard, réunion de l’Équipe d’Animation Pastorale du Pôle missionnaire Perche sud
17 h messe à l’oratoire du presbytère

Mercredi 17 juin 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Jeudi 18 juin 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 19 juin 2020 - Fête du Sacré-Cœur
17 h messe suivie de l’adoration eucharistique à la chapelle de l’hôpital

14e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 20 juin 2020
18 h 30 messe à l’église de La Perrière

Dimanche 21 juin 2020
10 h 30 à l’église Saint-Sauveur de Bellême, messe d’action de grâce avec l’abbé René Detoc pour ses 70 ans d’ordination sacerdotale

Nous portons dans notre prière : Carole Bancourt, Yvette Presson.

Il voulait savoir ce que tu as dans le cœur !

Pendant ces deux mois de confinement, nous avons été privés de l’Eucharistie dominicale. Ne pouvons-nous pas relire ce temps d’épreuve à la lumière du livre du Deutéronome ? « Cette épreuve, [de l’Exode et de la traversée du désert pour les Hébreux, du confinement pour nous] le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté : il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur ? »

« Savoir ce que tu as dans le cœur. » Posons-nous la question :

—  cette privation relative de liberté a-t-elle aiguisé en nous un grand désir de « manger la Pâque du Seigneur », d’être davantage fidèle au rassemblement eucharistique dominical ?

—  ou au contraire, cette épreuve nous a-t-elle déstabilisés au point de nous dire : on s’en est bien passé, l’Eucharistie dominicale est-elle si importante pour notre vie chrétienne ?

Dans la revue diocésaine Église dans l’Orne de ce mois de juin, Mgr Habert fait part du clivage qui a pu diviser les catholiques au sujet de la privation de la messe pendant le confinement : les uns disant « Quel drame ! » ; les autres répondant « Et après ! »

Un tel constat est réducteur, indique notre évêque :

— oui, la vie chrétienne ne se limite pas à la pratique de la messe,
—  oui, aller à la messe est une nécessité vitale et impérieuse
.

Notre évêque poursuit : L’expression catholique pratiquant est un pléonasme :

—  oui, le catholique est un pratiquant :

  • il pratique, au moins chaque dimanche le culte public rendu à Dieu,
  • il pratique quotidiennement la charité et le service envers ceux qu’ils rencontrent,

—  nous mettons parfois du temps à atteindre un tel idéal. La lecture suivie du livre des Actes des apôtres tout au long de ce confinement nous la redit avec force.

Cette fête du Corps et du sang du Christ nous invite justement, chaque année, à raviver notre foi en la présence du Seigneur dans l’Eucharistie où il vient nourrir notre vie en Église avec Lui. Par ce temps gratuit, nous répondons à l’appel de Moïse relayé par l’Église : N’oublie pas le Seigneur ton Dieu ! Souviens-toi de ce qu’il a fait pour toi ! Le temps du confinement a peut-être généré en nous la décision de mener une vie moins stressante et trépidante, peut-être avons-nous décidé de remettre à plat nos priorités et de hiérarchiser nos choix et nos valeurs. Posons-nous la question : Quel est pour moi l’essentiel ? À quoi je passe davantage de temps ?

Dans le désert, le Seigneur a éprouvé son peuple mais il ne l’a pas abandonné. Il lui a donné la manne pour qu’il puisse vivre, mais cette nourriture, fade et sans saveur, voulait rappeler aux hébreux que « l’homme ne vit pas seulement de pain ». L’être humain vit aussi de paroles et de relation. Pas seulement de biens matériels.

N’oublie pas… Souviens-toi…

N’est-ce pas, précisément, ce que vient nous rappeler l’Eucharistie dominicale ? N’est-elle pas le lieu de la gratuité, de la gratitude, de l’action de grâce pour ce que fait le Seigneur en nous, pour nous, et aussi par nous pour notre monde ?

Nous pouvons nous poser la question :

  • la messe dominicale est-elle pour nous une priorité à tenir ensemble avec le service et le témoignage ?
  • préparons-nous notre cœur en lisant par avance les textes de la Parole de Dieu ?
  • arrivons-nous à l’heure et même quelques minutes en avance pour avoir le temps de se saluer car c’est aussi le corps ecclésial que construit le corps eucharistique du Seigneur ?

Dans une société marchande comme la nôtre, où tout se vend et où tout s’achète, ce temps, si précieux aujourd’hui, donné gratuitement, en pure perte au Seigneur n’est-il pas un beau témoignage que nous pouvons offrir à nos contemporains tellement attaché à ne pas perdre une minute ?

Repus, peut-être, de biens matériels que nous abandonnerons à notre mort, aiguisons notre faim de Dieu, Pain de vie éternelle.

Habitués, peut-être trop routiniers de l’Eucharistie, entrons dans l’émerveillement de ce Don sans réserve que le Seigneur nous offre.

N’oublions pas la promesse du Seigneur : « celui qui mange le pain et boit le sang eucharistiques a la vie éternelle. »

Comme le souligne l’antique séquence du Lauda Sion attribuée au grand théologien saint Thomas d’Aquin au XIIIe siècle :

L’une et l’autre de ces espèces,
qui ne sont que de pure signes,
voilent un réel divin.

Le voici le pain des anges,
il est le pain de l’homme route,
le vrai pain des enfants de Dieu,
qu’on ne peut jeter aux chiens.

Ô bon pasteur, notre vrai pain,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels
dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peut tout, toi qui sur terre nous nourris, conduis-nous au banquet du ciel et donne-nous ton héritage, en compagnie des saints. Amen !

Jacques Roger