Infos du 4 au 12 juillet 2020 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Cette semaine, nous portons dans notre prière : David Poussin, 38 ans, au Gué-de-la-Chaîne, René Lebatteux, 78 ans, à Saint-Martin-du-vieux-Bellême.

14e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 4 juillet 2020
18 h 30 messe à l’église du Gué-de-la-Chaîne et baptême de Sacha Chale

Dimanche 5 juillet 2020
10 h 30 Bellême avec les diacres du diocèse
11 h Igé
11 h 45 baptême de Clémence Dubos

Nous portons dans notre prière : André Ferruel, Lucette Pilpay, Suzanne et Henri Pasquier, Ginette Durand, les familles Adeline-Buzon.

Lundi 6 juillet 2020
10 h Le Gué-de-la-Chaîne, inhumation de David Poussin
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mardi 7 juillet 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 Saint-Martin-du-vieux-Bellême, inhumation de René Lebatteux

Mercredi 8 juillet 2020
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 9 juillet 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 10 juillet 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Samedi 11 juillet 2020
14 h 30 Bellême, mariage de Mélanie Barroux et Fabien Derhechinois
16 h Bellême, mariage d’Irène Bâcle et Jean-Philippe Michaudel
baptême d’Adèle Bâcle

15e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 11 juillet 2020
18 h 30 messe à l’église de Chemilli

Dimanche 12 juillet 2020
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Le fardeau de la vie chrétienne allégé par Jésus

Quand nos arrières grands-parents labouraient leurs champs, ils attelaient deux bœufs en posant un joug sur leurs épaules. Ainsi, avec cette pièce de bois, leurs forces se trouvaient décuplées et ils pouvaient tirer la lourde charrue et labourer le champ avec endurance sans trop se fatiguer. Souvent, ils attelaient un jeune bœuf à un vieux. Celui-ci, sage et docile, donnait le rythme pour avancer.

Aujourd’hui, Jésus emploie l’image du joug : il nous invite à nous atteler avec lui, le doux et humble de cœur, comme un disciple avec son maître. Il s’agit de labourer profond le champ de nos vies afin que les semences d’évangile déposées par l’Esprit saint puissent germer et produire de beaux fruits. Jésus se propose de porter avec nous les joies et les épreuves de nos vies. Avec lui, nos fardeaux sont moins lourds : Vous trouverez le repos pour votre âme.

Certes, mettre en pratique l’Évangile dans nos vies demande un effort qui est au-dessus de nos forces humaines. Peut-être a-t-on longtemps pensé qu’une vie vraiment chrétienne ne pouvait se construire qu’à la force du poignet en multipliant les efforts et à coup de volonté. Penser cela ne peut conduire qu’à nous culpabiliser ou nous démobiliser. Certes, les efforts et la volonté sont importants pour grandir en sainteté mais ils ne peuvent qu’être second. C’est Lui, Jésus, qui porte le plus lourd. C’est Lui qui porte la croix ; et, parce qu’il a été porté par elle, celle-ci demeure le signe de son amour pour les hommes. Ainsi, la vie chrétienne, vécue en bon attelage avec le Christ, devient légère, Bonne nouvelle.

Avec le prophète Zacharie, nous pouvons reconnaître, comme en filigrane, en Jésus le beau visage de Dieu qu’il nous révèle : « Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux [des forces du mal], pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse… Il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. »

C’est pourquoi saint Paul, reconnaissant qu’il doit son retournement à la grâce de Dieu et non à ses efforts personnels, peut nous inviter à reconnaître que par le baptême et les autres sacrements, Vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.

Pour saint Paul, être sous l’emprise de la chair, c’est avoir les pieds collés à la terre, c’est avoir les yeux fixés sur le sol, c’est avoir pour seul horizon les choses de ce monde. Et, nous dit Paul, cela conduit à la mort spirituelle. Sans le Souffle de Dieu, nous risquons l’asphyxie.

Être sous l’emprise de l’Esprit, c’est, au contraire, avoir les yeux fixés sur Jésus, la tête tournée vers le Ciel, et prendre conscience que notre horizon est la vie en plénitude en Dieu. Être sous l’emprise de la chair, c’est vivre dans ce monde comme si nous en étions propriétaire, et comme si nous avions là notre demeure éternelle. Vivre sous l’emprise de l’Esprit, c’est accepter la précarité de notre existence présente et aspirer à partager la vie en plénitude en Dieu. Comme l’écrit saint Augustin au 4e siècle : Tu nous as fait pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi.

Ce temps d’été n’est-il pas l’occasion pour nous de faire nôtre la prière de Jésus d’émerveillement de Jésus devant les œuvres du Père dans nos vies et d’entendre son appel au repos : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Devenez mes disciples car je suis doux et humble de cœur. »
Jacques Roger