Infos du 20 au 28 mars 2021 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière : Marie-Thérèse Collard, 87 ans, décédée dans le Nord, maman de Martine Dupas-Collard ; Alain Esnault, le frère de Bernard, décédé à Mamers ; Carlo Scuotto, 92 ans, le frère de Dominique, décédé à La Baule.

5e dimanche de Carême

Samedi 20 mars 2021
16 h 30 messe à l’église de Bellavilliers

Dimanche 21 mars 2021
10 h 30 messe à l’église Saint-Sauveur de Bellême

Nous portons dans notre prière : l’abbé Bernard Maillard (7e anniversaire de son décès), Pierre Perdu.

Mercredi 24 mars 2021
17 h messe à l’oratoire du presbytère
20 h 30 en direct de la webTV du diocèse, troisième (d’une série de 6) conférence de carême : L’Eucharistie est-elle catéchétique ? avec Nicole Fournier et Thierry Lepecq, du Service diocésain de la catéchèse

Jeudi 25 mars 2021 - Fête de l’Annonciation
10 h 30 messe à l’église Saint-Sauveur Bellême

Vendredi 26 mars 2021
9 h réunion du groupe « Église verte »
10 h 30 messe de pèlerinage à la chapelle de Bray à Igé

Dimanche de la Passion et bénédiction des Rameaux

Samedi 27 mars 2021
17 h messe à l’église d’Igé

Dimanche 28 mars 2021
10 h 30 messe à l’église Saint-Sauveur de Bellême

Nous portons dans notre prière : Michel Hubert, Geneviève Arnauld, les familles Aguinet-Massiot.

Lundi 29 mars 2021
9 h grand ménage de l’église Saint-Sauveur, merci de venir avec un balai, un seau, une serpillière

La Semaine Sainte et Pâques

Attention avec le couvre-feu à 19 h, les horaires ont changé !

Dimanche de la Passion et des Rameaux

Samedi 27 mars 2021
17 h à l’église d’Igé

Dimanche 28 mars 2021
10 h 30 à l’église de Bellême
Bien noter que chacun doit apporter son rameau ou son buis

Mardi saint 30 mars 2021
14 h 30 messe chrismale à Sées (s’inscrire auprès d’Anne-Marie)

Jeudi saint 1er avril 2021
17 h messe de la Cène du Seigneur à l’église de Bellême

Vendredi saint 2 avril 2021
11 h chemin de croix à l’église de La Perrière
15 h chemin de croix à l’église d’Igé
17 h office de la Passion à l’église de Bellême

Samedi saint 3 avril 2021
17 h office de lectures en ce jour de Grand Silence à l’église de Bellême

Dimanche de Pâques 4 avril 2021
6 h 30 vigile pascale en passage de la nuit à la lumière
10 h 30 messe de la Résurrection à l’église de Bellême
11 h à Igé

Angoisse et sérénité, mort et vie

La scène se passe après que Jésus eut rendu Lazare à la vie. Un signe fort montrant qu’il est le maître de la mort et de la vie, annonçant déjà sa propre résurrection et la nôtre. La scène se passe après l’entrée triomphale de Jésus dans la ville de Jérusalem. Les gens emboîtent son pas et des Grecs, proches des juifs, venus pour fêter la Pâque, demandent par l’intermédiaire de Philippe et d’André à voir Jésus. Curieusement, celui-ci ne semble pas entendre leur demande. Il se lance dans une sorte d’exhortation sur son devenir personnel et sa mission : « L’heure est venue pour le Fils de l’homme d’être glorifié » (Jn 12, 22).

À Cana, il avait dit à sa mère : « Mon heure n’est pas encore venue » et pourtant il avait donné le signe du vin, gardant le meilleur pour la fin. Le vin nouveau, le meilleur, c’est bien Lui, Jésus, qui verse son sang « pour nous et pour la multitude en rémission des péchés ».

Pas à pas, dans l’évangile selon saint Jean, Jésus est conduit vers son « heure » : l’heure de sa mort et de sa glorification. La glorification pour Jésus, ce n’est pas la gloriole du héros. C’est la joie, mais une joie coûteuse, d’avoir accompli la mission que le Père lui a confiée : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10, 18).

Angoisse devant la mort

L’heure de Jésus, sa glorification, c’est, paradoxalement, sa mise en croix, parce que là est manifesté le sommet de l’amour. Saint Jean présente Jésus en sa Passion comme un homme serein, montant paisiblement vers le Golgotha, répondant, avec une liberté intérieure étonnante, aux questions des soldats venus l’arrêter ou à celles de Pilate contraint à le condamner.

Cela n’empêche pas Jésus d’être bouleversé à l’approche de sa mort. Comme toute personne à l’approche de cette heure, surtout quand elle sait qu’elle va être violente, Jésus crie vers Dieu et lui dit son désarroi : « Père sauve-moi de cette heure ». Mais très vite il se reprend : « Mais non, c’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci. Père, glorifie ton nom. » Combien de fois, Jésus n’a-t-il pas prié : « Non pas ma volonté mais ta volonté, Père » ?

Est-ce à dire que le Père voulait la souffrance de Jésus. Non pas pour elle-même mais la souffrance ne fait-elle pas partie intégrante d’une vie donnée, d’une vie qui essaie d’aimer ? Et celle-ci signe l’ultime don que Jésus nous fait : « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne. » L’auteur de la lettre aux Hébreux montrera que Jésus, uni au Père et aux hommes par un amour sans limite, a bien été sauvé de la mort.

De la mort jaillit la vie

Jésus emploie la comparaison du grain de blé qui doit passer par la terre pour porter du fruit. Sans doute, s’il pouvait parler, le grain de blé chanterait-il la douceur de la chaleur du grenier mais il n’accomplirait pas ce pour quoi il est fait. Il n’est pas destiné à rester au grenier, il est fait pour être jeté en terre et y mourir. C’est la condition pour qu’il donne à l’été le bel épi de blé doré appelé à être moulu pour donner la farine et celle-ci à être pétrie et cuite pour donner le pain.

Ainsi, toute la vie de Jésus est une vie offerte, donnée, pétrie d’amour. À chaque instant, il est comme jeté au milieu des hommes où déjà il meurt à lui-même, à sa volonté propre pour faire la volonté du Père qui l’a envoyé : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et l’aient en abondance ». Non seulement la vie biologique que nous tenons de la nature et de la bienveillance de Dieu mais la vie de Dieu en nous que nous tenons de l’Esprit que Jésus nous envoie et du baptême que nous avons reçu. Parce qu’il est passé par la mort à lui-même, son existence terrestre a été féconde et a porté du fruit.

Des deuils à vivre

Comme le grain de blé pour porter du fruit doit faire le deuil de la chaleur du grenier, ne sommes-nous pas amenés nous aussi à vivre différents deuils pour que la vie de développe en nous ou autour de nous ? Ainsi, l’enfant et l’adolescent ne doivent-ils pas faire le deuil d’une certaine insouciance pour prendre en main leur responsabilité d’adultes ? Des parents ne doivent-ils pas accepter le départ de leurs enfants du cocon familial pour qu’ils puissent grandir et devenir responsables de leur propre vie ? Ne devons-nous pas parfois faire le deuil de projets que nous avions échafaudés et, quand, quelque temps après nous relisons notre vie, nous nous apercevons que la situation imprévue s’avère finalement bénéfique ? Sans compter le deuil d’un parent ou d’un ami décédés où il nous faut réapprendre à vivre autrement. De la mort jaillit la vie !

Procès entre la lumière et les ténèbres

Le procès de Jésus engagé par les grands prêtres et instruit par Pilate n’est ni un procès de droit commun, ni un procès politique comme quelques-uns tenteront de le faire croire. C’est le procès du « monde » où règne le prince des ténèbres qui veut éteindre la Lumière venue de Dieu. Mais, par la naissance, la vie, la mort et la résurrection de Jésus, « le monde est jugé ; le prince de ce monde va être jeté dehors. » Le monde n’est-il pas gouverné par le culte de soi et de sa propre gloire, le goût du profit, la volonté de dominer les autres ? Ce « prince de ce monde » va être jeté dehors. Celui qui, au désert, selon les autres évangélistes, avait voulu faire échec à la mission de Jésus en lui suggérant une vie de facilité où richesse, adulation et puissance étaient à portée de main à condition qu’il renonce à vivre jusqu’au bout la condition humaine, est maintenant vaincu. L’amour l’a emporté, mais à quel prix ! « Celui qui aime sa vie la perd, celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. »

Jésus n’est plus transporté par le tentateur sur une haute montagne ni au sommet du Temple (cf. Lc 4, 1-13), il est pendu au sommet de la croix par les ruses du « prince des ténèbres ». Curieusement, ce déchaînement de haine et de violence, qui conduira l’Innocent à la mort, mène au triomphe de l’amour lumineux et sauveur : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. »

« Bien qu’il soit le Fils, écrit l’auteur de la lettre aux Hébreux, il a pourtant appris l’obéissance par les souffrances de sa passion ; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel » (He 5, 9).

Le disciple n’est pas au-dessus du Maître : « Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suivre… » Comme l’exprime ce chant :

Qui prendra la route vers ces grands espaces,
qui prendra Jésus pour maître et pour ami  ?
L’humble serviteur a la plus belle place :
Servir Dieu rend l’homme libre comme lui.

Jacques Roger