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Infos du 25 juillet au 2 août 2020 - Bellême

dimanche 2 août 2020, par Jean-Noël

Cette semaine, nous portons dans notre prière : Éliane Giroux, 84 ans, à Bellême.

[|17e dimanche du Temps ordinaire|]Samedi 25 juillet 2020
18 h 30 messe à l’église du Gué-de-la-Chaîne

Dimanche 26 juillet 2020
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : les familles Collin-Vallée.

Mercredi 29 juillet 2020
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

[|18e dimanche du Temps ordinaire|]Samedi 1er août 2020
18 h 30 messe à l’église de Vaunoise

Dimanche 2 août 2020
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Lucette Pilpay.

Sagesse et discernement en vue de promouvoir une culture de la vie

La Parole de Dieu de ce dimanche nous interroge sur notre manière de conduire notre vie. Savons-nous, comme le roi Salomon, faire preuve de sagesse et de discernement dans nos choix et nos décisions ? Même si nous sommes dans une société laïque, nos responsables politiques ne devraient-ils pas s’inspirer de l’esprit de Salomon qui demande au Seigneur : « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien du mal. Sans cela comment gouverner ton peuple, qui est si important ? »

Ce qui est légal n’est pas d’emblée moral

De tout temps, des voix prophétiques se sont fait entendre pour indiquer les chemins qui mènent à la vie. Alors que nous sommes au cœur de la crise pandémique doublée d’une crise économique, sociale et spirituelle, le gouvernement s’apprête à faire voter des lois bioéthiques qui, dans la droite ligne de la société marchande que nous connaissons, conduisent, comme le rappelait souvent le saint pape Jean-Paul II, à favoriser une culture de mort. Tout ce qui est possible techniquement n’est pas forcément bon pour l’être humain. Tout ce qui est légal n’est pas forcément moral. Nous pouvons nous émerveiller des prouesses techniques des dernières décennies qui permettent à la médecine de sauver des vies. Mais l’homme peut jouer aux apprentis sorciers quand il oublie de regarder les conséquences à long terme de ses prouesses : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » était un sujet de dissertation quand j’étais en 3e. Je vous invite à lire la récente intervention du Groupe de travail de la Conférence des évêques de France : « La bioéthique du monde d’après » joint à la feuille dominicale et aussi la Tribune de Mgr Aupetit dans le Figaro du 29 juin dernier.

Le Seigneur a répondu favorablement à la prière de Salomon : « Puisque c’est cela que tu as demandé [la sagesse et le discernement], et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis… je te donne un cœur intelligent et sage. » Il répond toujours quand nos demandes sont en accord avec sa volonté de donner à ses enfants ce qui est bon pour eux.

« Choisis donc la vie »

Saint Paul, après avoir été retourné par le Christ et après avoir fait lui-même l’expérience de la bonté de Dieu peut écrire aux chrétiens de Rome : « Quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. » Ce qui signifie que, si on laisse Dieu de côté, le Dieu de la Vie, si l’on agit comme s’il n’existait pas, alors l’être humain est en danger. Il est à la merci de tous ceux qui promeuvent une « culture de mort ». Déjà, par la voix de Moïse, Dieu invitait son peuple au discernement : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisi donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie » (Dt 30, 19-20).

La Vie n’est-elle pas ce trésor caché dont parle Jésus ? N’est-elle pas cette perle fine qui surpasse toutes les autres ? Trésor caché, perle de grand prix dont nous n’avons pas forcément conscience. Jésus vient nous rappeler que ce trésor, cette perle, est l’Évangile de la Vie qui vaut bien qu’on laisse tout le reste pour l’acquérir.

Et il y a ce filet rempli de toutes sortes de poissons, des bons et des avariés. Ce filet n’est-il pas notre cœur où forces de vie et de mort cohabitent et se combattent ? Déjà, nous pouvons discerner ce qui conduit à la vie et le savourer et ce qui conduit à la mort et le rejeter. Cela est en notre pouvoir et ce que nous n’aurons pas fait, Dieu le fera lors du jugement final. Sagesse et discernement n’est-ce pas ce que nous pouvons demander au Seigneur : qu’il nous permette de choisir entre ce qui a valeur d’éternité et ce qui n’est que mode passagère, entre ce qui est vital et ce qui est mortel.
Jacques Roger