Infos du 29 août au 6 septembre 2020 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière : Robert Gouhier, 92 ans, à Sérigny, Marie-Thérèse Navez, 91 ans, à Igé.

22e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 29 août 2020
18 h 30 à Sérigny

Dimanche 30 août 2020
10 h 30 Bellême

Nous portons dans notre prière : Alain Chiquet, René Lebatteux, Claire de Bloteau.

Lundi 31 août 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mardi 1er septembre 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mercredi 2 septembre 2020
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 3 septembre 2020
9 h 30 à Rémalard, rencontre de l’Équipe pastorale du Pôle missionnaire du Perche sud

Vendredi 4 septembre 2020
16 h Bellême, mariage de Stéphanie Gerschel et Cédric Santamaria
18 h messe et adoration eucharistique à la chapelle des saints Louis et Zélie à La Croulerie à Chemilli

Samedi 5 septembre 2020
11 h à Vaunoise, baptême d’Ariane Catta-Dollemagne
16 h 45 à Bellême, baptême de Lian Bâcle

23e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 5 septembre 2020
18 h 30 à La Chapelle-Souëf

Dimanche 6 septembre 2020
10 h 30 Bellême

Nous portons dans notre prière : Lucette Pilpay, les familles Berger-Lemaître.

Retournement de situation

Que s’est-il passé ? Dimanche dernier, Jésus félicitait Pierre pour la bonne réponse qu’il donnait à la question : « Pour vous qui suis-je ? » Aujourd’hui, il réprimande ce même Pierre allant jusqu’à le traiter de « Satan », c’est-à-dire d’adversaire.

Pierre, qui avait laissé le Père l’inspirer, est retombé dans ses « vieux démons », ne comptant que sur lui-même et laissant sa fougue, généreuse certes, mais trop empressée, le conduire.

La réponse était bonne : Jésus est bien le Messie envoyé par Dieu et attendu par Israël mais l’image que Pierre s’en fait n’est pas ajustée à celle qu’entrevoit Jésus : il n’est pas un Messie humain, écrasant de puissance, au triomphe héroïque ; il sera un Messie crucifié, humilié, prenant sur lui la condition humaine, et jusqu’à celle de tous ceux qui sont dominés par les puissants de ce monde, leur révélant ainsi l’image de Dieu qui leur tend les bras et se met à leur portée.

Dans sa générosité, Pierre veut éviter à Jésus de connaître les souffrances et l’humiliation de la Passion et de la mort sur la croix. À vues humaines, en effet, un Messie crucifié est inadmissible. Saint Paul affirme que le supplice de la croix est, « scandale pour les juifs et folie pour les païens » : scandale, car les juifs considéraient que celui qui est « pendu au bois » est maudit de Dieu » (Dt 27, 26) ; folie, car les Grecs considèraient ce supplice comme un non-sens aux yeux de la raison, puisqu’il ne touchait que les plus méprisables de la société, les criminels.

En voulant s’interposer, Pierre ne se rend pas compte que le chemin que prend Jésus est le chemin de l’amour total. En voulant lui barrer la route, Pierre accomplit l’œuvre de Satan qui, depuis le commencement — les premières pages de la Genèse — essaie de se mettre en travers de la voie pour faire échec au plan d’amour de Dieu : « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes. » L’apôtre Paul lui-même nous invite : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. »

N’est-ce pas là une invitation pour nous à réviser nos manières de penser, de parler et d’agir ?

Savons-nous, comme disciples de Jésus, nous démarquer d’une société marchande profondément teintée de matérialisme où tout s’achète et tout se vend ? Y compris les personnes.

Faisons-nous place à la gratuité dans notre vie ordinaire ? Ce temps, si précieux, savons-nous l’offrir pour la prière et la rencontre ? « Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie [éternelle] ? »

Mettre au cœur de notre vie des priorités comme la gratuité, la relation aux autres, la bonté, la générosité, la prière et l’Eucharistie, n’est-ce pas aller à contre-courant d’une société qui prône l’appât du gain et la course au profit ?

N’est-ce pas aussi courir le risque d’être incompris comme l’a été Jésus par Pierre, comme l’a été Jérémie par ses contemporains ? Avec le danger de connaître la fatigue et la tentation de reprocher à Dieu son attrait et de le rejeter : « Je me disais : je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. »

Ne faut-il pas du courage pour tenir dans la grâce de notre « premier amour », la grâce de notre baptême ? Contrairement à ce que pense Jérémie dans sa déprime, notre Dieu n’est pas un séducteur. S’il nous a saisis, ce n’est pas contre notre volonté, c’est, au contraire, en la suscitant pour que nous lui donnions librement notre réponse d’amour.

Comme en Jérémie, puisse le Seigneur demeurer en nous « comme un feu brûlant dans mon cœur. » Accueillons l’invitation de saint Paul, « offrez à Dieu votre personne [en faisant le bien et en se donnant aux autres dans le service], c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte. » À l’image de Jésus ressuscité qui nous partage chaque dimanche son corps livré et son sang versé pour nous et pour la multitude.

En répondant « Amen » lorsque je viens communier, est-ce que je dis « amen » au fait de m’offrir avec Jésus pour servir mon prochain ?
Jacques Roger