Infos du 12 au 20 septembre 2020 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière : Annick Wiart, 70 ans, à Bellême, Pierrette Coudray, 61 ans, à Igé, Monique Farcy, 81 ans, à Chemilli, Michel Crouzet, 87 ans, à Bellême, Janine Poiteau, 97 ans, à Saint-Martin-du-vieux-Bellême.

24e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 12 septembre 2020
18 h 30 à Origny-le-Butin

Dimanche 13 septembre 2020
10 h 30 à Bellême baptême de Timothée Renard

Mardi 15 septembre 2020 - Fête de Notre-Dame de Pitié
10 h église de Bellême, inhumation de M. Michel Crouzet
14 h 30 à Saint-Martin-du-vieux-Bellême, inhumation de Mme Janine Poiteau
17 h 30 église de Bellême, répétition, ouverte à tous, des chants de la Confirmation du 27 septembre
18 h messe à la chapelle de Bray à Igé

Mercredi 16 septembre 2020
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 17 septembre 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 18 septembre 2020
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Samedi 19 septembre 2020
11 h église de Chemilli, baptême d’Arthur et Augustin Dubreuil-Savale
15 h 30 Bellême, mariage de Mathilde Pierre et Julian Brice

25e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 19 septembre 2020
18 h 30 à Saint-Ouen-de-la-Cour

Dimanche 20 septembre 2020
10 h 30 Bellême
baptêmes de Cassandre Boulay et Charlotte Odillard

Nous portons dans notre prière : Robert Gouhier, Robert Roulleau, Janine Poiteau.

D’un plan comptable à une logique de gracieuseté

Heureusement, Dieu n’est pas à notre image. Nous sommes, nous, à l’image de Dieu par le meilleur de nous-mêmes. Les paraboles de Jésus peuvent nous dérouter. Elles nous révèlent un visage de Dieu tel que nous ne pouvons l’imaginer. On peut dire en regardant Jésus : Dieu seul est humain, vraiment humain, compatissant et généreux, sans arrières pensées.

Dieu est un piètre comptable

Pierre, déjà, se montre généreux quand il demande à Jésus, si l’on peut pardonner jusqu’à 7 fois l’offense reçue d’une personne. La Loi demandait seulement que l’on pardonne jusqu’à 4 fois. Jésus, qui vient accomplir la Loi, demande que l’on pardonne à l’infini « jusqu’à soixante-dix fois sept fois ». Cette expression s’inspire d’un poème cruel cité par la Bible au sujet de Lamek, un descendant de Caïn : « Caïn sera vengé 7 fois et Lamek soixante-dix-sept fois. » Dieu, lui, n’entre pas dans nos petites comptabilités : il donne tout et se donne lui-même. À charge pour nous de ne pas nous montrer ingrats et de lui rendre la grâce qu’il nous fait. À la réaction en chaine de la violence et de la vengeance sans fin, Jésus oppose une fraternité disposée au pardon sans fin.

Savons-nous ajuster notre générosité à celle de Dieu ?

Ce roi, qui remet une dette de 60 millions de pièces d’argent à son débiteur qui lui demande seulement un peu de patience avant remboursement, n’est-ce pas Dieu pris de compassion devant la détresse de cet homme ne pouvant raisonnablement pas rembourser, et qui passe l’éponge ? Mais cet homme à qui le roi a fait grâce de son immense dette et qui veut étrangler son compagnon qui lui doit la modique somme de 100 pièces d’argent, ne nous renvoie-t-il pas notre image de petits comptables ?

À travers ces deux dettes, c’est du pardon dont il est question. Le pardon de Dieu est infini et il nous est offert gracieusement. Mais comme Dieu respecte infiniment notre dignité et qu’il ne veut pas nous humilier, il nous invite à lui répondre en graciant à notre tour ceux qui nous ont blessés. Si Dieu nous pardonne à l’infini, ne serions-nous pas capables de pardonner au moins jusqu’à 7 fois ? Ne disons-nous pas dans la prière : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » ?

Nous serons toujours en dette envers quelqu’un

En refusant de faire grâce à son compagnon, le débiteur qui avait été gracié sort du domaine de la grâce. Rendons grâce à Dieu pour tout ce que nous avons reçu et que nous serons toujours incapables de rembourser :

—  le don de la vie reçue gracieusement,

—  nos parents, nos éducateurs qui nous ont construits,

—  la nature elle-même qui nous donne l’air que nous respirons,

—  les plantes que nous mangeons, les paysages que nous admirons. Nous sommes-là dans le registre de la gratuité. Dans le monde des hommes où tout se vend et s’achète, ne sommes-nous pas invités à entrer déjà, et chaque jour un peu plus, dans le monde de Dieu où tout est offert ? Baptisés, ayant été plongés dans l’amour infini de Dieu, ne sommes-nous pas des hommes et des femmes d’action de grâce, invités à faire grâce à notre tour ?

Conduire sa vie en référence à l’Alliance

Déjà Ben Sira, au 2e siècle avant Jésus, invitait à vivre sous le régime de l’Alliance en pensant à notre éternité : « Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidèle aux commandements. » Et saint Paul, dans sa lettre aux chrétiens de Rome, invite à ne pas nous faire les juges de nos frères. Par le baptême, nous participons à la vie divine du Christ ressuscité : « Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. Car si le Christ a connu la mort puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants. »

N’est-ce pas sur la croix, quand il regarde ses bourreaux et qu’il intercède pour eux, que Jésus est le Seigneur des bons comme des méchants ? Il domine les forces de mort — rancune et colère — qui nous assaillent. Il nous montre et nous donne les forces de vie qui nous libèrent et, comme l’affirme saint Paul, qui nous permettent de mourir et de vivre pour et avec le Seigneur. Avec le psalmiste, nous pouvons chanter :

Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits.

Jacques Roger