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Infos du 10 au 18 juillet 2021 - Bellême

dimanche 18 juillet 2021, par Jean-Noël

[|15e dimanche du Temps ordinaire|]Samedi 10 juillet 2021
18 h 30 messe à l’église de Chemilly

Dimanche 11 juillet 2021
10 h 30 messe à l’église Saint-Sauveur de Bellême

Nous portons dans notre prière : *Bernard Carrée, *Albert Bidault, *Jacques Tripied, Michel Hubert, les familles Adeline-Buzon.

Jeudi 15 juillet 2021
10 h Verrières à La Roussetière, messe avec des scouts

Vendredi 16 juillet 2021
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
19 h réunion de l’ Équipe pastorale paroissiale (relecture de l’année)

Samedi 17 juillet 2021
9 h au presbytère, réunion des organistes et chantres
10 h 30 à Appenai-sous-Bellême, mariage de Sophie Nicole et Michel de Roodenbeke
16 h 45 à Bellême, baptême d’Éloïse Chorin

[|16e dimanche du Temps ordinaire|]Samedi 16 juillet 2021
18 h 30 messe à Sérigny

Dimanche 18 juillet 2021
10 h 30 messe à Bellême, baptême d’Augustine Balu

Nous portons dans notre prière : Daniel Bernardeau, les familles Danest-Ginoux.

Le mystère de l’appel

Il n’était pas facile d’être prophète au pays d’Israël au 8e siècle avant notre ère. Comme il ne nous est pas facile non plus d’exercer la mission prophétique que nous tenons de notre baptême et de notre confirmation. Le prophète dérange parce qu’il pointe du doigt les incohérences de nos vies personnelles, les dysfonctionnements de la vie en société, il dénonce les injustices et il appelle à se reprendre, à se tourner de nouveau vers le Seigneur, à renouer l’Alliance rompue de notre fait.

Mission prophétique qui n’est pas de tout repos, Amos en sait quelque chose qui est chassé du sanctuaire royal de Béthel : « Toi, le voyant, va-t-en d’ici ». Comme on peut, de temps en temps, nous faire comprendre que notre art de vivre en chrétien dérange. Amos contrarie ceux font du trafic ou fomentent des magouilles. Amos avertit que ça va mal dans le royaume d’Israël : l’Alliance de Dieu n’est plus respectée. C’est le chacun pour soi : une partie de la population vit dans le luxe et une autre partie vit dans la misère. Les commerçants faussent les balances, les jours de fêtes ne sont plus honorés et le culte est réduit à des observances extérieures. En vivant de cette manière, indique Amos, vous faites votre malheur.

Un appel irrésistible

C’est à son corps défendant qu’Amos a répondu à l’appel de Dieu : Je n’étais pas prophète de métier, ni fils de prophète ; j’étais bouvier et je soignais les sycomores. Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau, et c’est lui qui m’a dit : « Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël ». Amos témoigne que l’appel de Dieu a été le plus fort : « Quand le lion a rugi, qui peut échapper à la peur ? Quand le Seigneur Dieu a parlé, qui refuserait d’être prophète ? » L’appel de Dieu est venu à bout de ses résistances. Les avertissements qu’il prononce s’imposent à lui pour le bien de ses contemporains qui ne le comprennent pas et le veulent pas l’entendre. L’appel de Dieu, si nous y prêtons vraiment une oreille attentive, ne vient-il pas de temps en temps nous déranger, nous sortir de notre léthargie ?

Des envoyés aux mains nues

Le prophète Jésus de Nazareth qui, par sa vie, sa mort et sa résurrection, est la Parole vivante que Dieu nous adresse, forme ses disciples à cette mission de prophète et d’apôtre, et c’est intéressant pour nous aussi : il les envoie deux par deux, il leur demande de ne pas s’encombrer de superflu : un bâton et des sandales suffisent. Ainsi, il les provoque à vivre la confiance sans chercher les sécurités. Il les invite à accepter l’hospitalité. Ce qui leur demande abandon et humilité devant le bon vouloir de l’autre.

Il leur donne trois consignes : inviter à se tourner vers Dieu, expulser les démons de l’égoïsme, de la jalousie, de la médisance et autres plaies mortelles pour une vie sociale harmonieuse et une vie religieuse de qualité ; verser sur les malades l’huile de la consolation, de l’encouragement, du réconfort, de l’espérance. Belle mais exigeante mission confiée à chacun de nous par le Seigneur.

Appelés et envoyés

Prophète et apôtre, voilà deux belles figures pour continuer la mission de Jésus. De par notre baptême, nous sommes tous appelés à vivre en prophètes et en apôtres. C’est notre vocation chrétienne.

Appelés et envoyés. La mission du prophète est une mission de discernement. Il s’agit de « scruter les signes des temps » pour y discerner Dieu à l’œuvre et pour y dénoncer aussi le mal qui cherche à faire échec à Dieu en maltraitant les êtres humains. Dans notre monde contemporain, marqué par le mal, la violence, l’indifférence à Dieu, nous avons la belle mission de rappeler la dimension transcendante de l’être humain. L’être humain, qui a trois dimensions — corps-esprit-âme — risque parfois d’être réduit à l’une ou l’autre de ces dimensions. Alors qu’il n’est vraiment lui-même que lorsque ces trois dimensions — corporelle-intellectuelle-spirituelle — sont honorées.

La mission de l’apôtre est une mission d’annonce d’un Bonne nouvelle. Comme nous le rappelle le bel hymne placé en tête de la lettre de saint Paul aux chrétiens d’Éphèse : « En Jésus-Christ, Dieu nous a choisis, dès avant la création du monde, pour être saints et irréprochables sous son regard ». Nous sommes présents dans le plan d’amour de Dieu pour les hommes. Voilà notre véritable vocation : « Il nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils ». Avec l’apôtre Paul, nous rendons grâce à Dieu.

Notre héritage : partager la vie même de Dieu

À un monde souvent blasé, fatigué, indifférent, qui ne croit plus au véritable amour tant celui-ci est défiguré sur les réseaux dits sociaux, à une humanité en quête de sens, en recherche d’espérance, notre mission de prophète n’est-elle pas d’annoncer que Dieu porte chacun sur son cœur, quelle que soit sa condition, sa religion ou la couleur de sa peau ?

Et en même temps d’inviter chacun à reconnaître, comme le souligne une des préfaces de la liturgie eucharistique que « de Lui et de sa grâce, nous tenons la vie, la croissance et l’être. »

Comme le souligne encore l’hymne aux Éphésiens, notre à-venir est devant nous et nous n’en percevons encore toute la beauté :

« En Christ, après avoir écouté l’Évangile de votre salut et après y avoir cru, vous avez reçu la marque de l’Esprit saint. » Ce n’est pas rien. Mais ce n’est pas tout : « L’Esprit promit par Dieu en ce temps est une première avance sur notre héritage. » Quel est donc notre héritage ? Quelle est donc notre espérance ? N’est-ce pas de partager en plénitude la vie même de Dieu ?
Jacques Roger