Infos du 5 au 13 février 2022 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière les défunts de cette semaine : Marie-Thérèse Adam, 71 ans à La Perrière, Suzanne Brière, 87 ans, à Chemilli.

5e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 5 février 2022
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 6 février 2022
10 h 30 messe à l’église Saint-Sauveur de Bellême

Nous portons dans notre prière : Colette Gouin, Albert Bidault, Bernard Chevalier, Marie et Maurice Roger.

Jeudi 10 février 2022
17 h messe à l’EHPAD « La rose des vents »

Vendredi 11 février 2022 - Fête de Notre-Dame de Lourdes
11 h messe à la chapelle de Chèreperrine à Origny-le-Roux

6e dimanche du Temps ordinaire - Dimanche des malades et de la santé

Samedi 12 février 2022
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 13 février 2022
10 h 30 messe à l’église Saint-Sauveur de Bellême

Nous prierons tout spécialement pour les résidents de l’EHPAD « La rose des vents », leurs familles et le personnel soignant.

Les personnes qui souhaiteraient recevoir le sacrement de l’onction des malades peuvent se faire connaître auprès de Ghislaine Guillin 06 20 37 72 68 ou au presbytère 02 33 73 13 24.

Nous recevons notre dignité du Seigneur

Qui d’entre nous n’a pas, un jour où l’autre, éprouvé sa petitesse devant la grandeur et l’amour de Dieu ? Qui d’entre nous n’a pas mesuré la distance et le sentiment de n’être pas à la hauteur de la mission qui lui avait été confiée ? Qui suis-je, Seigneur, pour que tu me donnes ainsi ta confiance ?

Devant la manifestation de Dieu dans leur vie, Isaïe, Pierre et Paul éprouvent un sentiment de crainte respectueuse qui leur permet de reconnaître en vérité leur condition d’hommes pécheurs. Cette crainte respectueuse de Dieu — qui n’est pas la peur de Dieu — est un des sept dons de l’Esprit décrits par Isaïe. Ce don suscite une attitude d’humilité et d’émerveillement devant la grandeur et l’amour de Dieu.

Des cris de vérité

C’est dans leur vie que le Seigneur rejoint Isaïe, Pierre et Paul, comme il nous rejoint dans les conditions qui sont les nôtres.

Isaïe est prêtre et, dans le Temple, il fait l’expérience de la sainteté de Dieu. C’est alors qu’il s’écrie : « Malheur à moi ! Je suis perdu, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Seigneur, le roi de l’univers ! »

Paul, embarqué pour la mission auprès des nations, le reconnaît : « Je suis le plus petit des apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. »

Pierre, le marin-pêcheur, fatigué après une nuit de pêche, où il est revenu bredouille, accepte malgré tout l’invitation de Jésus à jeter une nouvelle fois les filets. Face à l’efficacité de la parole de Jésus et l’abondance de poissons, Pierre se sent tout-petit : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »

Et nous ? Ne sommes-nous pas de ce peuple aux lèvres impures ? Des paroles malsaines, des mots qui blessent ne sortent-ils pas parfois de notre bouche ? Ne sommes-nous pas comme Pierre effrayé par la distance due à nos péchés qui semble nous éloigner de Dieu ? Comme Paul, nous savons d’où nous venons et ce que le Seigneur a fait en nous. Nous pouvons nous poser la question : sommes-nous vraiment dignes de porter les titres de gloire que nous avons reçus au baptême : prêtre à la louange du Seigneur, prophète, porte-voix de Dieu, revêtu de la dignité royale ?

Tout est grâce

Sans doute, ne le sommes-nous pas d’emblée. Mais nous pouvons recevoir la parole que le Seigneur dit à l’apôtre Paul qui trouve la mission bien difficile et au-dessus de ses forces : « Ma grâce te suffit, dit le Seigneur, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Co 12, 9).

N’est-ce pas, en effet, quand nous reconnaissons notre petitesse, notre impuissance devant l’immensité de la mission, nos péchés qui entravent notre compagnonnage avec le Christ et avec les autres que nous pouvons accueillir sa grâce ? Comme Isaïe que le charbon brûlant purifie et qui reçoit cette parole : « Maintenant ta faute est enlevée ». Alors Isaïe peut répondre au Seigneur qui cherche qui envoyer : « Me voici ! Envoie-moi ! » Comme Paul qui reconnaît : « Ce que je suis, je le suis par grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. » Comme Pierre qui accepte de recommencer et accueille l’envoi en mission : « Sois sans crainte, désormais, ce sont des hommes que tu prendras. »

Face à nos lèvres impures, Isaïe nous invite à reconnaître que nous recevons notre dignité de Dieu lui-même, comme nous l’exprimons avant de venir communier : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri. »

Ayant fait dans sa vie l’expérience du Mystère pascal de mort et de résurrection, Paul nous invite à ne jamais désespérer de nous-mêmes. D’un mal le Seigneur peut faire jaillir un bien : « Ma grâce te suffit, dit le Seigneur, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »

Ne comptant plus sur ses seules forces, Pierre fait l’expérience de la fécondité de la parole du Seigneur à qui il fait confiance. Pierre ne nous invite-t-il pas à ne jamais céder au découragement face à l’échec ? N’est-ce pas le Seigneur, et lui seul, qui peut faire porter du fruit aux efforts que nous déployons pour la mission ?

Isaïe, Pierre, Paul… Et nous ! Malgré notre indignité, malgré nos péchés, le Seigneur nous rend dignes de participer à sa mission d’Envoyé du Père. Il nous choisit pour cela et nous accompagne par son Esprit-Saint. Comme l’exprime une des prières eucharistiques : « Nous Te rendons grâce car tu nous as estimé dignes de nous tenir devant toi pour te servir. » Au moment où nous célébrons l’Eucharistie du Seigneur, demeurons dans l’action de grâce pour tout ce que le Seigneur fait en nous et en son Église ici et maintenant.
Jacques Roger