Infos du 6 au 14 octobre 2018 - Le Theil-sur-Huisne

, par Jean-Noël, webmestre

XXVIe dimanche du Temps ordinaire

Beaucoup de nos parents, amis, voisins, ne viennent pas à l’église, et pourtant révèlent une vie personnelle ou familiale proche de l’évangile. Notre communauté chrétienne est-elle prête à reconnaître, accueillir, aimer les vrais disciples de Jésus-Christ ?

Lecture du livre des Nombres (11, 25-29)

Moïse est seul à porter le poids de tout ce peuple qu’il a fait sortir d’Égypte. Sur le conseil du Seigneur on choisit soixante-dix anciens chefs de famille ou de tribus importantes, pour les associer avec lui à la direction du peuple. L’art de gouverner est un don de Dieu ; il entérine le choix de Moïse en donnant une part de l’Esprit qui repose sur lui à chacun des anciens, même aux deux qui, en ne venant pas au rendez-vous, avaient montré qu’ils refusaient cette responsabilité. Josué en est jaloux pour Moïse, mais celui-ci souhaiterait au contraire que chaque Israélite sache se conduire et se gouverner soi-même sous l’emprise de l’Esprit de Dieu. Ce serait la preuve qu’il est entré dans l’intimité de Dieu et dans la connaissance de son projet libérateur.

Lecture de la lettre de saint Jacques (5, 1-6)

Jacques appuie sa virulente condamnation des riches sur deux motifs. Tout d’abord sur le fait qu’avec Jésus le règne de Dieu s’est approché des hommes. Amasser argent et richesse alors que retentit la Bonne nouvelle qui peut seule combler les hommes par la perspective d’un monde nouveau où Dieu sera tout en tous, quelle folie ! L’évangile dévalue toutes les richesses de ce monde en annonçant la priorité du règne de justice et d’amour de Dieu. Le second motif est une raison sociale. Pour gagner plus, on retient injustement le salaire de ses ouvriers, on vit ainsi dans le plaisir et le luxe alors que meurent les opprimés et les exploités ! Ceux-ci ne sont-ils pas les membres de Jésus, le Juste, que vous continuez à tuer sans qu’il puisse vous résister ? Comme on le voit, raison sociale et raison religieuse ne font qu’un : c’est toujours Jésus Christ qui est renié et méprisé par les riches.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (9, 38-48)

Un certain nombre de paroles de Jésus ont été ici regroupées par Marc pour répondre à des problèmes que se posait sa communauté chrétienne. L’appartenance au Christ est-elle limitée à ceux qui font partie du groupe des disciples, à l’Église ? Non, répond Jésus, celui qui se réfère à moi et à l’évangile pour combattre le mal n’est pas contre vous. Quiconque d’ailleurs vous servira parce que vous êtes disciples du Christ, aura sa récompense par Dieu. Par contre, celui qui conduira au péché par ses actes ou par ses paroles le moindre des chrétiens, commettra un geste si grave qu’il lui vaudrait mieux mourir. Or, l’entrée dans la vie avec le Christ mérite qu’on soit prêt à tout lui sacrifier, son orgueil, sa suffisance, son bon droit .

Bon dimanche
Père François

Samedi 6 octobre 2018
18 h 00 messe à Ceton
évaluation de la marche des confirmands

Dimanche 7 octobre 2018
10 h 30 messe au Theil-sur-Huisne

Lundi 8 octobre 2018
15 h 00 sépulture de Jean-Pierre Bourillon au Theil-sur-Huisne

Mardi 9 octobre 2018
15 h 00 obsèques de Jacques Langlais au Theil-sur-Huisne

Mercredi 10 octobre 2018
10 h 00 messe au Theil-sur-Huisne

Jeudi 11 octobre 2018
18 h 00 messe au Theil-sur-Huisne

Vendredi 12 octobre 2018
10 h 00 atelier Trésors de nos églises au Theil-sur-Huisne

Samedi 13 octobre 2018
9 h 45 temps fort du cathé primaire
11 h 00 messe des anciens à L’Hermitière puis repas des anciens
15 h 00 film Le pape François : un homme de parole au cinéma Le Saint-Louis du Theil-sur-Huisne

Dimanche 14 octobre 2018
10 h 30 messe des familles au Theil-sur-Huisne
20 h 30 film Le pape François : un homme de parole au cinéma Le Saint-Louis du Theil-sur-Huisne

XXVIIe dimanche du Temps ordinaire

En ce dimanche, nous assistons à un débat rapporté dans le texte évangélique : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » On se croirait dans une réunion mondaine d’aujourd’hui. la réponse de Jésus est claire : ce n’est pas seulement la volonté des époux qui fonde le mariage ; il existe de par la volonté même de Dieu.

Lecture du livre de la Genèse (2, 18-24)

Conférer un nom aux êtres, c’est pour la Bible en prendre possession et assurer sa domination sur eux. Ainsi l’homme créé par Dieu affirme-t-il son pouvoir sur tous les animaux et il n’en trouve aucun pareil à lui. Pour lui donner une compagne, Dieu fait tomber sur l’homme un profond sommeil dont le but est de manifester le mystère divin de la création de la femme. L’homme la reconnaît semblable à lui et l’amour qui l’attache à lui fait rompre toutes ses attaches antérieures, même les plus solides comme celles de la parenté. Ainsi, sous des dehors imagés, la Bible distingue en l’homme son pouvoir de domination de sa capacité à aimer qui est de reconnaître autrui pour un autre lui-même.

Lecture de la lettre aux Hébreux (2, 9-11)

Pourquoi cette humiliation du Fils de Dieu mourant sur la croix d’une mort honteuse ? Ne pouvait-il pas sauver les hommes sans ses souffrances ? Non ! S’il est vrai qu’être sauvé c’est devenir un homme nouveau, il fallait que Jésus fût cet homme mené à la perfection, cet homme réussi selon Dieu. Or la perfection, c’est d’aimer, et la perfection de l’amour, c’est de donner sa vie pour ceux que l’on aime, même et surtout s’ils ne le méritent pas. Jésus est ainsi dans sa mort et sa résurrection l’homme que Dieu a réussi, le prototype d’une humanité nouvelle, notre frère aîné dans la création réussie de Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (10, 2-16)

La question que les Pharisiens posent à Jésus est un piège. En effet, la loi de Moïse permet de renvoyer sa femme sous certaines conditions. Jésus osera-il s’opposer à la loi que Dieu a donnée à son peuple par Moïse ? Mais Jésus n’entre pas dans ces catégories du permis et du défendu, il va au dessein de Dieu qui est toujours appel au dépassement. Il est vrai, répond-il, que Moïse a autorisé cela mais c’est à cause de la dureté de votre coeur, comme une étape vers la réalisation du dessein de Dieu qui est l’unité durable du couple humain. Qu’il puisse y avoir des échecs en amour ne met pas en cause l’appel de Dieu et la capacité des hommes à construire cet amour de toute leur vie.

Bon dimanche
Père François