Infos du 10 au 18 novembre 2018 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

32e dimanche du Temps ordinaire
5e anniversaire du décès de Jean Bizet

Samedi 10 novembre 2018
18 h 30 messe à l’église Saint-Sauveur

Dimanche 11 novembre 2018 - messe pour les victimes de la guerre 1914-1918
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : l’abbé Jean Bizet, Serge Robin.

Semaine avec les pauvres voulue par le pape François
(voir ci-dessous)

Lundi 12 novembre 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mardi 13 novembre 2018
8 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère, catéchèse des enfants

Mercredi 14 novembre 2018
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 15 novembre 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 16 novembre 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Samedi 17 novembre 2018
week-end des collégiens du diocèse à L’Aigle

33e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 17 novembre 2018
portes ouvertes et accueil convivial dans les nouveaux locaux du Secours catholique 98, avenue Roger-Martin-du-Gard. Que personnes n’hésite à venir !
18 h 30 messe à l’église Saint-Sauveur

Dimanche 18 novembre 2018
10 h 30 Bellême, 11 h Igé
12 h au Theil-sur-Huisne, 1re rencontre avec les jeunes couples qui se préparent à célébrer leur mariage dans notre Pôle missionnaire

PROPOSITIONS POUR LA SEMAINE AVEC LES PAUVRES

Lundi 12 novembre 2018
après-midi : jeux avec les résidents de l’EHPAD de Bellême de 14 h 00 à 16 h 30. Action portée par l’aumônerie de l’hôpital et la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, ouverte aux paroissiens souhaitant y participer

Mardi 13 novembre 2018
20 h 30 ciné-débat autour du film (DVD) La jeune fille de 90 ans dans la salle des fêtes de Bellême, place de l’Europe. Débat sur le soutien des personnes âgées dépendantes, avec la participation de la psychologue et l’ergothérapeute de l’EHPAD et ouvert à l’ensemble du Pôle missionnaire

Mercredi 14 novembre 2018
messe hebdomadaire à l’EHAPD de Bellême préparée et animée par l’aumônerie

Jeudi 15 novembre 2018
soirée d’échanges sur le service des pauvres à partir du message du Saint Père : Un pauvre crie, le Seigneur entend dans la salle des fêtes de Nocé à 20 h.
Action proposée principalement aux acteurs de la diaconie du Pôle missionnaire du Perche sud (service aux malades, Conférence Saint-Vincent-de-Paul, soutien aux familles en deuil, Secours catholique) mais ouverte aussi aux autres paroissiens

Vendredi 16 novembre 2018
conférence-débat sur le soutien aux anciens alcooliques et présentation d’un projet de centre thérapeutique. Action portée par les Conférences Saint-Vincent-de-Paul de Bellême et de Mortagne et qui se tiendra en l’église Notre-Dame de Mortagne à 20 h 30

Samedi 17 novembre 2018
après-midi conviviale vécue avec les personnes accueillies par l’équipe du Secours catholique de Bellême, avec les personnes isolées visitées par la Conférence Saint-Vincent-de-Paul et, si possible, des résidents de l’EHPAD.
Action portée par l’équipe du Secours catholique dans ses nouveaux locaux 98, avenue Roger-Martin-du-Gard. Sont invités à y participer les partenaires (services sociaux, membres du CCAS…) ainsi que les paroissiens

Dimanche 18 novembre 2018
10 h 30 église Saint-Sauveur de Bellême, messe hebdomadaire préparée et animée par les acteurs paroissiaux de la diaconie

Quelle guerre gagner pour réussir la paix ?

La Parole de Dieu aujourd’hui nous présente deux veuves dont l’une est étrangère, et son fils orphelin de père. C’est une constante dans la Bible : Dieu se fait proche et il nous invite à prendre soin « des veuves, des orphelins et des étrangers », autrement dit des personnes en situation de précarité, qui, si elles ne trouvent pas une main tendue, sont promises à la solitude qui mène à la mort.

Ces personnes sont démunies et, au cœur de leur détresse, elles sont appelées à la confiance. Ainsi, Élie qui quémande un morceau de pain à la veuve de Sarepta, s’entend répondre : « Je rentre pour préparer le pain avec ce qui nous reste de farine et d’huile pour moi et mon fils, et puis nous mourrons. » Élie insiste : « N’aie pas peur, cuis-moi d’abord une petite galette, ensuite tu en feras pour toi et ton fils. » À vues humaines, c’est déraisonnable mais en obéissant malgré tout à la demande d’Élie, le miracle se produit et tous ont de quoi manger. Alors que la peur et le doute mènent à la mort, la confiance et l’audace ne conduisent-elles pas à la vie ?

C’est une autre veuve que Jésus aperçoit alors qu’il contemple la foule qui entre dans le Temple. Il remarque que beaucoup mettent de fortes sommes dans le tronc et qu’une pauvre veuve y met deux pièces de monnaie. Contrairement à notre regard qui souvent s’attache aux sommes qui sont déposées, le regard de Jésus se fixe sur la manière dont les donateurs se comportent. Le prophète Samuel a raison : « L’homme regarde les apparences, Dieu, lui, regarde le cœur. » Jésus s’émerveille : « Tous ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son nécessaire. Elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Ces veuves en situation de précarité ne sont-elles pas le reflet de l’image de Jésus lui-même ? Il ne retient rien pour lui, il donne tout, il se donne lui-même sur la croix par amour pour les hommes.

La semaine qui s’ouvre, le pape François invite les communautés chrétienne à vivre des événements avec les personnes en situation de pauvretés (pauvretés matérielle, affective, de santé, du grand âge, addictives, spirituelles). Chacun est invité à y participer dans la mesure de ses possibilités (voir ci-dessus).

En ce jour du 100e anniversaire de l’Armistice de la Grande guerre, en même temps que nous faisons mémoire de ces jeunes combattants qui ont donné leur vie pour gagner la paix, il est bon aussi de faire mémoire de ces femmes et de ces enfants qui, pendant la guerre, ont fait marché l’économie du pays, il est bon aussi de ne pas oublier ces veuves de guerre et ces orphelins qui ont été marqués dans leur cœur par la mort d’un mari, d’un papa, d’un frère.

Mais pour nous aujourd’hui, alors que semble grandir la violence non seulement dans le monde mais aussi dans les quartiers de nos villes ou dans nos villages et jusque dans la cour de nos écoles parfois, n’est-il pas bon de nous interroger : quelle guerre faut-il gagner pour réussir la paix ? N’est-ce pas la guerre contre soi-même, contre ses égoïsmes, ses replis sur soi, son orgueil qui ne laisse rien passer et qui peut enclencher un cycle de violences difficiles à arrêter ? C’est une guerre non violente, une estime de soi-même et un amour des autres et de Dieu qui pourrait permettre de guérir nos blessures intérieures qui, souvent, sont sources d’agressivité. Écoutons le témoignage d’Athénagoras, le patriarche de Constantinople qui avec le saint pape Paul VI a fait avancer la rencontre bienveillante entre les chrétiens de confessions différentes :

La guerre la plus dure,
c’est la guerre contre soi-même.

« Il faut arriver à se désarmer. J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais maintenant, je suis désarmé. Je n’ai plus peur de rien, car l’amour chasse la peur.

Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses. J’accueille et je partage.

Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l’on m’en présente de meilleurs, ou plutôt non pas meilleurs, mais bons, j’accepte sans regrets. J’ai renoncé au comparatif. Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.

C’est pourquoi je n’ai plus peur. Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur. Si l’on se désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre au Dieu-Homme, qui fait toutes choses nouvelles, alors, Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible. »
Athénagoras