Infos du 22 au 30 décembre 2018 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Nous portons dans notre prière les défunts de la semaine : José Pissarra, 62 ans, à Bellême ; Maurice Chable, 96 ans, à La Chapelle-Souëf ; Marie-Madeleine Bois, 94 ans, au Gué-de-la-Chaîne.

4e dimanche de l’Avent

Samedi 22 décembre 2018
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 23 décembre 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Denise Ronsin, Henriette Uséo, Thérèse Bédane.

Lundi 24 décembre 2018
10 h à La Chapelle-Souëf, inhumation de M. Maurice Chable.
11 h à midi, confessions à l’église Saint-Sauveur
14 h 30 au Gué-de-la-Chaîne, inhumation de Mme Marie-Madeleine Bois

Fête de Noël

Messe de la Nuit : lundi 24 décembre 2018
18 h à Igé,
19 h à Bellême, avec la participation des enfants
22 h à Saint-Martin-du-vieux-Bellême avec la chorale du Rosaire

Messe du Jour : mardi 25 décembre 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière les prêtres qui ont servi dans notre paroisse : Marcel Poulain, Claude Martin, Jean Bizet, Bernard Maillard, Jacques Orgeval, Léon Roussel.

Mercredi 26 décembre 2018
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 27 décembre 2018
11 h 30 chapelle Louis et Zélie à Chemilli

Vendredi 28 décembre 2018
11 h messe à l’oratoire du presbytère

Fête de la Sainte Famille

Samedi 29 décembre 2018
18 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Dimanche 30 décembre 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Martine et Dominique Cotreuil, Thérèse Bédane, Suzanne Berger.

Dieu vient là où on ne l’attend pas et tel qu’on ne l’imagine pas !

Étonnante l’attitude de Dieu ! Pour donner naissance à un peuple de croyants, il choisit un couple stérile, Abraham et Sarah et promet que leur descendance sera aussi nombreuse que les étoiles du ciel et les grains de sable de la plage.

Quand il a besoin d’un porte-parole, il choisit un bègue, Jérémie, à qui il demande : « N’aie pas peur, je suis avec toi ».
Et pour la naissance de son Fils, il ne choisit pas la capitale mais l’obscure bourgade de Bethléem.
Tel Père, tel Fils puisque Jésus choisira comme chef des apôtres le faible Pierre qui le reniera.

Depuis le commencement, cela n’a pas changé puisque ce sont les mœurs de Dieu de choisir ce qui est faible et fragile pour manifester la puissance de son amour. Ne sommes-nous pas nous-mêmes fragiles ? Et pourtant Dieu nous confie la belle mission d’être les témoins de son amour pour nos contemporains.

C’est bien dans la lumière de sa vie, de sa mort et de sa résurrection que nous pouvons relire les prophéties du Premier Testament et les choix étonnants de Dieu dans toute cette période où il va préparer son peuple à accueillir pleinement la Révélation qu’il fera de lui-même en la personne de son Fils.

En ce 4e dimanche de l’Avent, nous baignons déjà dans la douce lumière de Noël. Deux femmes se rencontrent. Elles vont donner naissance à deux enfants qui marqueront l’histoire humaine : Jean et Jésus.

On peut dire que le ministère de Jean commence dans le ventre de sa mère : lorsque Marie, portant Jésus, salue Élisabeth, le petit Jean tressaille de joie et sa maman s’écrie sous l’action de l’Esprit Saint : « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni. » Élisabeth s’étonne : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »

La vieille Élisabeth et la jeune Marie, toutes les deux habitées par l’Esprit Saint, ne sont-elles pas comme la charnière qui relie la première et la nouvelle Alliance ? Jean désignera Jésus comme l’Envoyé du Père accomplissant la promesse de Dieu. Il est venu en notre monde pour témoigner, par toute sa vie, de l’Amour de Dieu envers chaque être humain.

Par Marie s’accomplit la prophétie de Michée : le petit naîtra, en effet, dans cette obscure bourgade de Bethléem, berceau du grand roi David. Il sera issu de ce « petit reste d’Israël » dont Marie est la figure parfaitement achevée. Fidèle à l’Alliance, ce reste d’Israël attend activement la réalisation de la promesse. Et Marie accepte de donner son humanité au Fils de Dieu.

Comme son ancêtre, David, l’Envoyé du Père sera berger : son troupeau sera composé non de moutons bêlant à la recherche d’un gourou mais d’hommes et de femmes qu’il appellera à la liberté et à la responsabilité. Sa mission sera de prendre soin et de protéger son peuple, non seulement Israël mais toutes les nations. « Lui-même sera la paix », la paix en personne, indique Michée.

Ce petit reste d’Israël n’est-il pas la préfiguration de ce qu’est notre Église aujourd’hui ? Ce petit peuple, « ce petit reste » de croyants qui essaie, tant bien que mal et plutôt bien que mal, nous l’espérons, d’être fidèle à l’Alliance.

Ce « petit reste » qui vient chaque dimanche renouveler cette alliance scellée une fois pour toutes par le Christ versant son sang sur la croix ?

L’Eucharistie n’est-elle pas la rencontre entre le Ciel et la terre, entre le Christ et l’Église ? L’Action de grâce, l’Eucharistie n’est-elle pas l’unique sacrifice qui plaît à Dieu puisque le don de sa vie qu’il a fait une fois pour toutes sur la croix, est réactualisé ici et maintenant à chaque eucharistie ?

Comme l’indique l’auteur de la lettre aux Hébreux, le véritable sacrifice qui plaît à Dieu n’est-il pas de s’offrir soi-même en consentant à devenir un instrument entre les mains de Dieu pour, avec le Christ, pouvoir dire : »Je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté » ?

Dans quelques heures, nous allons célébrer Celui qui a pris corps en Marie pour faire la volonté du Père : il est venu nous sauver.
Nous sauver de quoi ? N’est-ce pas nous sauver de tout ce qui nous tient éloignés de Dieu ? Nous sauver de la haine par l’amour, de la violence par la paix, de la méfiance et du doute par la confiance et la foi, du désespoir par l’espérance.

Entrons déjà avec Marie et Élisabeth, avec Zacharie et Joseph, avec Jean-Baptiste et Jésus, dans la douce joie de Noël !
Jacques Roger