Infos du 18 au 26 mai 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Cette semaine, nous portons dans notre prière : Jean Laborde-Tuya, 83 ans à Bellême.

5e dimanche de Pâques
Célébration du Sacrement de l’onction des malades

Samedi 18 mai 2019
18 h 30 Le Gué-de-la-Chaîne

Dimanche 19 mai 2019
10 h 30 Bellême (première communion de Juliette de Saint-Blancard), 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : René Besse, Henri Mauny, Hélène Noël et Anne Thomas, sa maman, Jean Laborde-Tuya.

Lundi 20 mai 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
18 h chapelle Saint-Santin à Bellême, prière avec Perche-Verrières-espérance

Mardi 21 mai 2019
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 22 mai 2019
9 h 30 à Berd’huis, réunion des 4 équipes pastorales paroissiales de notre Pôle missionnaire du Perche sud
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 23 mai 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 réunion du Mouvement Chrétien des Retraités

Vendredi 24 mai 2019
18 h messe à l’oratoire du presbytère

Samedi 25 mai 2019
10 h au presbytère, catéchèse des jeunes de 6e

6e dimanche de Pâques

Samedi 25 mai 2019
18 h 30 Vaunoise

Dimanche 26 mai 2019
10 h 30 Bellême (profession de foi), 11 h Igé
12 h Bellême, baptême de Félicie Gonsard

Une feuille de route pour l’Église

Au cours du dernier repas qu’il prend avec ses disciples à la veille de sa mort et où il fait mémoire de la libération de son peuple de l’esclavage d’Égypte, Jésus donne à ses disciples quelques consignes qui sont comme son testament spirituel. Il faudrait relire les chapitres 14 à 17 de l’évangile selon saint Jean.

Ce testament spirituel de Jésus et particulièrement cet extrait que nous venons d’entendre, l’Église le reçoit comme une feuille de route pour elle même avec la mission de mettre en œuvre les volontés de son Seigneur.

On pourrait mettre en exergue sur le fronton de nos églises comme un poteau indicateur qui montre la direction vers laquelle nous diriger si nous voulons être fidèles aux volontés de Jésus : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

C’est la route que Jésus nous invite à prendre. Mais si nous regardons de près notre vie personnelle et celle de nos communautés paroissiales, sans doute pouvons-nous avoir le sentiment d’être encore très loin du but. Cependant, il est inutile de nous culpabiliser devant les petits travers des uns et des autres. Chacun de nous n’a-t-il pas les siens ? Certes, nous pouvons être les uns pour les autres des obstacles mais nous pouvons être aussi des appuis.

N’est-ce pas cela qu’il nous faut développer : être des appuis les uns pour les autres pour vivre au mieux une vie chrétienne qui s’approche au plus près des volontés de Jésus. Plus que jamais, il nous faut compter non sur nos seules forces pour nous améliorer mais sur la grâce de l’Esprit saint qui agit en nous, malgré tout, avec l’appui des autres.

Nous le savons bien : aimer à la manière de Jésus n’a jamais été facile et cela est sans doute encore plus difficile dans un environnement médiatique qui exacerbe les conflits et où chacun entend avoir raison contre l’autre. Nous le constatons avec tristesse dans cette campagne pour les élections au parlement européen où chacun semble mettre de l’huile sur le feu plutôt que dans les rouages.

Cette feuille de route pour l’Église comporte plusieurs points que les chrétiens des premiers siècles ont essayé de mettre en œuvre et que le récit des Actes des apôtres de ce dimanche nous fait entrevoir. :

—  il s’agit d’abord de s’en remettre à la grâce de Dieu. Tout en accomplissant la mission reçue avec le meilleur de nous-mêmes (mission inhérente à tout baptisé ou mission spéciale reçue pour un temps dans un service particulier), il s’agit de tout remettre entre les mains du Seigneur. C’est bien l’Esprit saint qui conduit l’Église, féconde nos efforts et fait grandir ce que nous semons. Sa manière de faire peut parfois nous sembler énigmatique ou déconcertante ; elle peut nous dérouter ; elle requiert de nous avant tout la confiance ;

—  c’est le deuxième point : persévérer dans la foi. Une foi qui n’est pas l’évidence mais la confiance. La confiance malgré tout, malgré les difficultés personnelles ou communautaires que nous pouvons rencontrer, malgré les obstacles en nous et autour de nous. Les premiers apôtres l’ont constaté : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Mais il ne faut pas oublier non plus que Dieu « fait toutes choses nouvelles » et qu’il nous invite constamment à sortir des sentiers battus : « La pastorale en terme missionnaire exige d’abandonner le confortable critère pastoral du “On a toujours fait ainsi”, martèle le pape François » ;

—  le troisième point : vivre dans l’Action de grâce en relisant nos journées. Relire personnellement sa journée, ses rencontres afin d’y découvrir la présence du Seigneur qui, bien souvent, nous précède. Relire aussi nos activités en Église. « Ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux et comment il avait ouvert aux nations les portes de la foi. » Vivre nos journées dans l’action de grâce, c’est vivre une vie eucharistique. Ainsi, l’Eucharistie dominicale trouve son prolongement dans l’ordinaire de nos jours. Jusqu’à ce que nous puissions, lorsque l’heure sonnera pour nous, vivre éternellement dans la louange dans la communion des saints.

Ce dimanche, quelques personnes vont célébrer le sacrement de l’Onction au cœur de l’assemblée dominicale. Ce sacrement n’est pas, comme on pense encore trop souvent, le dernier sacrement ou l’extrême onction. C’est le sacrement où des personnes marquées par l’épreuve de la maladie, du handicap ou du grand âge permettent au Seigneur de les rejoindre afin qu’ils puissent leur épreuve en communion avec lui, en communion avec le Christ en sa Passion de souffrance et d’amour. Et célébrer ce sacrement au cœur de l’assemblée dominicale a beaucoup de sens : elle signifie que, tous, nous sommes appelés à porter dans notre prière et à nous rendre proches des personnes éprouvées.

Le livre de l’Apocalypse, écrit pour un temps de crise, ne vient-il pas renforcer notre espérance : « J’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle… Voici la demeure de Dieu avec les hommes, ils seront son peuple et lui sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus. »

Notre foi chrétienne est belle : elle fait de nous des hommes et des femmes d’action de grâce. Mais, la feuille de route que nous a laissée Jésus est exigeante. Sans cesse sur le métier, il nous faut remettre l’ouvrage : « À ceci on vous reconnaîtra pour mes disciples, à l’amour que vous aurez les uns pour les autres ! »
Jacques Roger