Infos du 20 au 28 juillet 2019 - Bellême

, par Jean-Noël, webmestre

Cette semaine, nous portons dans notre prière : Alain Chiquet, 59 ans, au Gué-de-la-Chaîne, Franck Schmitt, 51 ans, à La Perrière, Marcel Chartier, 81 ans, à Appenai-sous-Bellême, Daniel Beunardeau, 53 ans, à Saint-Martin-du-vieux-Bellême, Georges Guillet, 83 ans, à Dame-Marie.

16e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 20 juillet 2019
18 h 30 messe à l’église de La Perrière

Dimanche 21 juillet 2019
10 h 30 Bellême, 11 h Igé
baptême de Louison Gresteau et 1re communion d’Éloann Passefort

Nous portons dans notre prière : la famille Dagorreau, Jean, Jeanne, Yves, Carmen, Serge et Gianni, André Bassière, Catherine Chapron, Jacques Serre.

Lundi 22 juillet 2019
11 h messe à l’oratoire du presbytère
15 h à Saint-Martin-du-vieux-Bellême, inhumation de M. Daniel Beunardeau

Mardi 23 juillet 2019
11 h messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 à Dame-Marie, inhumation de M. Georges Guillet

Mercredi 24 juillet 2019
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 25 juillet 2019
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 26 juillet 2019
11 h messe à l’oratoire du presbytère

17e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 27 juillet 2019
18 h 30 messe à l’église de Bellavilliers et baptême de Jules Ferré

Dimanche 28 juillet 2019
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Carole Bancourt, Jacky Bourdin.

Entre activisme et ennui… place à la présence et à l’écoute

« On a tant de choses à faire qu’on ne voit pas le temps passer », affirmait un jeune couple tiraillé entre la vie familiale, les activités professionnelles et les mille et une sollicitations qui lui sont adressées quotidiennement. Tout en se plaignant d’un rythme de vie trop rapide et trop stressant, le garçon affirmait : « J’aime mieux cela que de m’ennuyer ; je plains ceux qui s’ennuient ! » N’est-ce pas le paradoxe de notre société que de nous faire passer d’un activisme débordant qui risque d’écraser toute intériorité à une oisiveté qui menace d’anesthésier toute volonté ? Ne sommes-nous pas souvent perdus quand nous n’avons rien à faire et ne préférons-nous pas parfois vivre un bon stress qui nous booste et qui pourtant nous disperse ?

« Les enfants ne savent plus s’ennuyer… » se plaignait un enseignant qui regrettait que la vie des enfants, le mercredi ou le samedi, soit programmée comme un logiciel d’ordinateur. « Il faut “faire” encore et toujours selon une logique qui demeure, dans le fond, celle de l’utilité et de la rentabilité dans l’usage d’un temps pourtant réputé libre ». S’il est un ennui destructeur marqué par l’oisiveté et l’isolement, il en est un autre qui peut être créateur ou re-créateur qui peut ouvrir à l’accueil ou à la contemplation. C’est après coup, souvent, qu’on se rend compte de son bienfait ; « N’oubliez pas l’hospitalité, car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli chez eux des anges. » (He 13/2). C’est ainsi que la lettre aux Hébreux commente le passage du livre de la Genèse où Abraham reçoit Dieu lui-même en la personne de ces trois mystérieux voyageurs.

Et lorsque Jésus passe par Béthanie, il fait halte dans la maison de Marthe et de Marie qui l’accueillent chacune selon son cœur. Toutes les deux s’occupent de lui : Marthe en préparant le repas, Marie en goûtant les paroles de leur hôte. Jusqu’à présent tout va bien. Marthe, cependant, s’émeut. Elle s’adresse à Jésus : le repas ne sera pas prêt, « dis à ma sœur de m’aider ». Et Jésus refuse d’entrer dans la logique de Marthe. Il lui reproche, non pas son attitude de service qui est tout-à-fait louable, mais son désarroi : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pou bien des choses [souvent futiles]. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Jésus n’avait-il pas déjà répondu au tentateur : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Dt 8/3). Il dira encore à ses disciples : « Ne vous inquiétez pas [outre mesure]… regardez les oiseaux du ciel ou les lys des champs… Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît. Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Cf. Lc 12/22-32). Jésus ne loue pas l’insouciance mais la confiance en sa Providence du Père qui sait mieux que nous ce dont nous avons vraiment besoin.
N’est-ce pas, en effet, le calme et le silence qui nous permettent de « voir », de discerner, souvent après coup le passage du Seigneur dans nos vies ? « Il était là et je ne le savais pas », s’écrie Jacob (Gn 28/16). Il est là au milieu de nous. Comme le répète saint Paul aux chrétiens de Colosses : « Le Christ est parmi vous, lui, l’espérance de la gloire. » Le Christ s’invite chez nous qui portons en nous à la fois la figure de Marthe et celle de Marie.

Chaque jour le Seigneur confie le soin du service les uns des autres aux « Marthe » que nous sommes. Chaque dimanche, il donne rendez-vous aux « Marie » que nous sommes également. Il nous propose « la meilleure part », se mettre en sa présence et à son écoute, le laisser nous partager le pain de sa Parole et de l’Eucharistie. Pour cela, sans doute faut-il apprendre « à ne rien faire » et donner priorité à « l’être » plutôt qu’au « faire ». Mais il nous renvoie aussi vers le « faire » : « Allez servir à vos frères ce que vous avez reçu ! »

Bon repos ! Bon service !
Jacques Roger